mercredi 8 juillet 2009

RASSEMBLEMENT MERCREDI 8 JUILLET A PARTIR DE 18H30 DEVANT LA LIBRAIRIE

Un commando d’une demi-douzaine d’individus, la plupart masqués, déclarant ouvertement appartenir à la Ligue de Défense Juive (LDJ) ont attaqué vendredi 3 juillet en début d’après-midi la Librairie Résistances (4 Villa Compoint, 75017 – Paris).

Deux femmes travaillant à la librairie étaient présentes, ainsi que deux ou trois clients. Après les avoir bousculés, les nervis se sont attaqués avec frénésie à l’établissement, arrosant d’huile plusieurs milliers et détruisant les ordinateurs, avant de prendre la fuite à bord d’une automobile.

L’attaque de vendredi est intervenue au lendemain d’une conférence, donnée à la librairie par Mahmoud Suleiman, du village palestinien d’Al-Masara, sur le thème des actions de résistance non violente à l’occupation israélienne.

La librairie Résistances, qui propose, notamment, de nombreux livres sur la Palestine et sur Israël, a été attaquée et menacée à de nombreuses reprises par les fascistes sionistes. Mais alors que les agissements de cette bande sont archi-connus de la police, le pouvoir politique a jusqu’à présent systématiquement manifesté sa sollicitude à leur égard.

La librairie Résistances ne se laissera pas pour sa part intimider par de tels voyous.

(Communiqué de la Librairie Résistances)

Librairie Résistances 4 Villa Compoint 75017 - Paris (M° Guy Moquet ou Brochant Ligne 13, Bus Ligne 31 arrêt Davy-Moines)

RASSEMBLEMENT MERCREDI 8 JUILLET A PARTIR DE 18H30 DEVANT LA LIBRAIRIE

Un commando d’une demi-douzaine d’individus, la plupart masqués, déclarant
ouvertement appartenir à la Ligue de Défense Juive (LDJ) ont attaqué
vendredi 3 juillet en début d’après-midi la Librairie Résistances (4 Villa
Compoint, 75017 – Paris).

Deux femmes travaillant à la librairie étaient présentes, ainsi que deux
ou trois clients. Après les avoir bousculés, les nervis se sont attaqués
avec frénésie à l’établissement, arrosant d’huile plusieurs milliers et
détruisant les ordinateurs, avant de prendre la fuite à bord d’une
automobile.

L’attaque de vendredi est intervenue au lendemain d’une conférence, donnée
à la librairie par Mahmoud Suleiman, du village palestinien d’Al-Masara,
sur le thème des actions de résistance non violente à l’occupation
israélienne.

La librairie Résistances, qui propose, notamment, de nombreux livres sur
la Palestine et sur Israël, a été attaquée et menacée à de nombreuses
reprises par les fascistes sionistes. Mais alors que les agissements de
cette bande sont archi-connus de la police, le pouvoir politique a jusqu’à
présent systématiquement manifesté sa sollicitude à leur égard.

La librairie Résistances ne se laissera pas pour sa part intimider par de
tels voyous.

(Communiqué de la Librairie Résistances)

Librairie Résistances 4 Villa Compoint 75017 - Paris (M° Guy Moquet ou
Brochant Ligne 13, Bus Ligne 31 arrêt Davy-Moines)

vendredi 19 juin 2009

HIHIHI

jeudi 18 juin 2009

LDH à Ivry

Répondre positivement à la demande de la jeunesse…

Bonjour,
Je vous transmets un communiqué de presse de Patrick Alexanian concernant le financement de la carte Imagin'R dans les Hauts-de-Seine...


Des Assises départementales de la jeunesse sont actuellement en cours dans le Département des Hauts-de-Seine. Ecouter les jeunes peut être positif si cela est suivi de décisions concrètes et répondant aux attentes exprimées. En bref, si cela ne reste pas un simple plan de communication.

Vendredi 19 juin, va être voté le budget supplémentaire du Conseil général des Hauts-de-Seine…pas un seul mot sur la jeunesse !

Dans le plan départemental de relance…pas un seul mot sur la jeunesse !

Pourtant, lors des rencontres organisées dans le cadres des assises, les jeunes ont exprimé des besoins précis, notamment sur la carte Imagin’R.

Plusieurs départements d’Ile-de-France assurent à hauteur de 50% le financement de la carte à tous les collégiens, les lycéens et les étudiants… pourquoi pas les Hauts-de-Seine ?

Patrick Alexanian, Conseiller général des Hauts-de-Seine membre de la Commission jeunesse, interviendra vendredi 19 juin en séance du Conseil général pour que l’Assemblée départementale « réponde positivement à la demande de la jeunesse en mettant en œuvre un dispositif permettant le remboursement à hauteur de 50% de la carte Imagin’R ».

« Dans un Département comme le notre, où les inégalités sont criantes, soutenir le pouvoir d’achat de la jeunesse pour faciliter leur circulation, c’est permettre à des milliers de jeunes de participer à des activités périscolaires et culturelles, mais c’est aussi faciliter leur insertion dans la vie professionnelle », précise Patrick Alexanian.

Des milliers de jeunes personnes souffrent, cherchent une main tendue et devraient pouvoir trouver auprès du Conseil général un soutien.

C’est à la portée de notre assemblée.

C’est une question de choix… c’est celui des Conseillers généraux Communistes et citoyens.

lundi 8 juin 2009

Vive le Front de gauche !

Le score national obtenu par le Front de gauche est de 6,47% (6,17% en métropole) soit un résultat en progression de 0,6 points par rapport aux européennes de 2004. Les scores progressent dans l’ensemble des circonscriptions.

Le Front de gauche dispose depuis hier de 5 élus (3 sortants) :
- Jacky Hénin est élu dans la circonscription du Nord-Ouest (6,84%)
- Patrick Le Hyaric est élu dans la circonscription d’Ile de France (6,32%)
- Marie-Christine Vergiat est élue dans la circonscription du Sud-Est (5,90%)
- Jean-Luc Mélenchon est élu dans la circonscription du Sud-Ouest (8,15%)
- Elie Hoareau est élu dans la circonscription des DOM

Diplômes universitaires: et Dieu reconnaîtra les siens...

Source : Libération

Et si la guerre scolaire se rallumait ? Le camp laïc est en ébullition depuis l'accord entre Paris et le Vatican sur la reconnaissance mutuelle des diplômes: après avoir vanté la supériorité du curé sur l'instituteur, Nicolas Sarkozy s'attaque maintenant à l'enseignement supérieur... Faux, c'est un procès en sorcellerie, se défend le gouvernement.

Bibliothèque de l'université pontificale Regina Apostolorum, Reuters

Rappelons les faits. Le 18 décembre 2008, le ministre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner signe avec Mgr Dominique Mamberti, le Secrétaire du Vatican pour les Relations avec les Etats, un "Accord entre la République française et le Saint Siège sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l'enseignement supérieur" (texte en pdf).

D'emblée, cela inquiète. Depuis la loi du 18 mars 1880, seules les universités publiques ont le droit de délivrer des diplômes nationaux. Pour que leurs étudiants aident des diplômes reconnus, les universités et les instituts catholiques - de Paris, Lille, Lyon, Angers et Toulouse - doivent signer des conventions avec elles. Ou alors faire valider leurs examens par des jurys désignés par les Recteurs - les jurys rectoraux.

Cela veut-il dire que désormais les établissements catholiques vont pouvoir délivrer des diplômes reconnus sans passer par les universités, car visés par le Saint Siège ? Si c'est le cas, cela implique deux quasi révolutions: la fin du monopole de "collation des grades et des diplômes" de l'université publique, et une sérieuse entorse au principe de laïcité - rappelé dans la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat.

Sarkozy chez le pape, 20 dec 07, Reuters Mais le débat à peine engagé retombe. Les vacances de Noël arrivent. La crise universitaire succède au mouvement lycéen. Le 22 janvier 2009, le discours de Nicolas Sarkozy sur la recherche met le feu aux poudres.

En même temps, les ministère de l'Enseignement supérieur et des Affaires Etrangères tentent de calmer le jeu. Le 6 janvier, ils précisent dans un communiqué que seuls "les diplômes canoniques" (théologie, philosophie et droit canon) sont visés par l'accord. Et non pas les "profanes" - droit, lettres, sciences, etc.

Or c'est faux, en tout cas pas clair du tout. Le Protocole additionnel publié avec le décret au Journal Officiel le 19 avril 2009 ne fait pas de distingo entre les disciplines. L'accord concerne ainsi potentiellement tous les diplômes délivrés par les établissements catholiques du supérieur.

C'est un accord on ne peut plus classique, se défend le gouvernement, qui entre dans le cadre du processus de Bologne, suite à la déclaration de Bologne du 19 juin 1999. Les 43 Etats signataires - le Saint Siège l'a paraphé en 2003 - s'engagent à harmoniser leurs systèmes d'enseignement supérieur, à les rendre plus lisibles. Cela doit notamment permettre une plus grande mobilité des étudiants.

La France a déjà signé ce type d'accord avec l'Espagne, le Portugal, la Pologne, etc. , rappelle aussi le gouvernement. C'est en effet pratique pour un étudiant espagnol qui veut venir poursuivre ses études en France. Et vice-versa d'ailleurs.

Le problème est que le Saint Siège n'est pas un Etat comme un autre - c'est aussi et Sarkozy rencontre Benoit XVI au Vatican le 20 déc. 07, Reuters avant tout une autorité spirituelle. Un évêque siège ainsi au conseil de direction de la "Catho" de Paris ou de Lille. Actuellement il s'occupe surtout du contenu des études canoniques. Mais demain est-ce qu'il ne pourrait pas être tenté de mettre son nez partout ?

Selon l'accord, le Vatican doit maintenant faire la liste des établissements et des diplômes qu'il veut habiliter. Il a fait savoir qu'il ne se limiterait pas aux disciplines canoniques (voir lemonde.fr). Pourtant au gouvernement, on maintient que les profanes sont exclus. Alors, info ou intox ?

Pour le camp laïc, c'est en tout cas un nouveau coup de Sarkozy contre la laïcité, après son discours prononcé le 20 décembre 2007 au Vatican (voir les deux photos), au Palais de Latran où il célèbre les vertus du curé. En visite le 14 janvier 2008 en Arabie Saoudite, il prononce un autre discours très religieux à Riyad.

Le groupe des Sénateurs socialistes et un Collectif pour la promotion de la Laïcité viennent de déposer chacun un recours devant le Conseil d'Etat réclamant l'annulation du décret. Parmi leurs arguments, ils estiment qu'un tel texte aurait dû passer par le Parlement - l'article 53 de la Constitution en fait l'obligation dès qu'un traité international modifie la loi française. Il n'est pas exclu que d'autres recours soient bientôt déposés.

Le Collectif pour la promotion de la Laïcité regroupe 15 parlementaires, 18 associations - le Grand Orient de France, La Grande Loge Féminine de France, l'Union des Familles Laïques, etc -, ainsi que de simples citoyens. Il a aussi lancé une pétition qui a déjà recueilli plus de 12500 signatures.

On ne compte pas les déclarations de protestations de syndicats d'enseignants, comme Unsa-Education ou le Sgen-CFDT, d'étudiants, comme l'Unef, etc. La Conférence des Présidents d'Université (CPU) est aussi montée au créneau en janvier.

Enfin le 19 mai, sept députés de gauche ont déposé une proposition de loi "Promouvoir la laïcité et sauvegarder le monopole de la collation des grades universitaires".

L'affaire est donc loin d'être close. Prions pour qu'elle connaisse une fin heureuse...

crédits photos: Reuters (sur la première photo, l'université pontificale Regina Apostolorum, au Vatican).