jeudi 20 décembre 2007

Petit moment de détente pour les vacances !

ASA - Fire On The Mountain
Vidéo envoyée par wonderful-life1989

Petit moment de détente...qui n'empêche pas de réflechir !

Bonnes vacances !

mercredi 19 décembre 2007

La mort du logement social



Le logement est en crise. Je suis étudiante, j’habite en région parisienne, je connais le sujet ! Mon département des Hauts-de-Seine est le lieu d’une ségrégation sociale par la spéculation immobilière. L’accès à la propriété y est pratiquement impossible pour les classes défavorisées et moyennes. Que faire ?

Mardi 18 décembre, un accord a été signé entre l’Union sociale pour l’habitat et le gouvernement, qui engage l’USH à proposer aux locataires d’acquérir leur logement. 140000 logements sociaux seront disponibles à la vente. Catastrophe, la mort du logement social est annoncée. Je m’explique…

Le gouvernement souhaite, et cela est légitime, permettre aux foyers modestes de devenir propriétaires. Sa solution : permettre aux locataires d’HLM d’acheter leur logement. Mais les effets néfastes de cette mesure sont nombreux :
Vendre des hlm pour en construire d’autres… Mais où ? Pas à Paris ou dans la banlieue proche, le manque de place est flagrant, tout autant que le manque de volonté politique (exemple de ma commune d’Issy-les-Moulineaux). Les HLM seront donc repoussés encore à la périphérie, la ségrégation sociale sera donc accentuée !
De plus, il est à prévoir une hausse de loyer et des charges. Un parc HLM réduit résistera moins à la pression inflationniste du marché sur les loyers. Les bailleurs sociaux obtiendront avec moins de facilités des marchés négociés auprès de sociétés prestataires.

La crise du logement est particulièrement aiguë. Il faut agir (prêt à taux zéro, explosion de la bulle immobilière…) mais pas en bradant un outil indispensable à nos politiques publiques de l’habitat : le logement social.

mardi 18 décembre 2007

Christine Boutin vend les HLM !

Voilà un article publié dans le Parisien. Issy les Moulineaux, ma ville, sera sans doute concernée par cette réforme...pourtant les logements sociaux manquent. Vous remarquerez également la grande neutralité de l'article sur cette réforme. Aucune analyse économique et encore moins sociale de la situation, on se frotte à l'émotionnel en oubliant de réfléchir. On nous explique que ces ventes seront réinvesties dans la construction, mais ceux qui vivent en Hauts-de-Seine connaissent le manque de surface, et également les rénovations d'habitat qui doivent être prioritaire ! Je vous laisse lire et faire vos commentaires...

Le gouvernement va signer la semaine prochaine une convention pour vendre 40 000 logements sociaux à leurs locataires. Certains départements proposent déjà des dispositifs en ce sens. Démonstration dans les Hauts-de-Seine.

DANS UN GRAND sourire, ils racontent avoir payé leur taxe foncière avec bonheur. Sans doute parce que c'est la première fois pour ce jeune couple du Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), à qui la ministre du Logement et de la Ville, Christine Boutin, avait choisi de rendre visite, hier après-midi. Car Marc et Fabienne, portés par un dispositif d'aides avantageux, ont pu passer du statut de locataires à propriétaires en achetant leur logement HLM, voilà un peu moins d'un an.


Pile dans l'esprit et les objectifs fixés par la convention qui doit être signée mardi prochain entre l'Etat et l'Union sociale de l'habitat, pour permettre chaque année la vente de 40 000 logements sociaux à leurs actuels locataires.

« Sans cette offre, nous serions restés locataires toute notre vie »

Au Plessis, dans la résidence de Marc et de Fabienne, 50 des 150 résidents ont sauté le pas. « Ce qui s'est fait ici est exemplaire, et prouve que la propriété n'est pas réservée aux plus riches », appuie Christine Boutin. Qui avance à grands pas vers « la France des propriétaires » voulue par Nicolas Sarkozy : « Nous avons environ 56 % de propriétaires, le président souhaite que nous arrivions à 70 %. Je suis persuadée que cela aura des effets sur la cohésion sociale. » Marc et Fabienne, parents de deux enfants, se félicitent d'avoir saisi cette occasion. L'abattement pratiqué sur l'évaluation des domaines fixait le prix de vente de leur logement à 160 000 €. Avec un apport modeste, et un prêt sur quinze ans, le couple est désormais propriétaire de son quatre-pièces de 87 m 2 . Sans avoir liquidé toutes ses économies : « Cela nous permet de faire face à un aléa de la vie », évoque Fabienne. « Sans cette offre, nous serions restés locataires ici toute notre vie, assure Marc. Dans le privé, on ne pouvait prétendre qu'à un F 2. » En permettant aux offices HLM de dégager des fonds, le gouvernement souhaite les encourager à construire davantage de logements sociaux. « Il en faut 142 000 nouveaux par an », rappelle Christine Boutin. Selon l'office HLM des Hauts-de-Seine, l'expérience menée depuis deux ans dans ce département - lancée par Nicolas Sarkozy, alors président du conseil général - a permis de vendre pour « 20 M€ de logements, qui vont être immédiatement réinvestis dans la construction ».

A lire

dimanche 16 décembre 2007

Sarko et ses amis en chanson !

Standing Ovation (La Chanson du Dimanche S02E13)
Vidéo envoyée par lachansondudimanche

Ecoutez bien les paroles ! Sarkozy et ses amis...ça fait peur !

vendredi 14 décembre 2007

Sarkozy compilation de ses mensonges !

Sarkozy compilation de ses mensonges
Vidéo envoyée par sarkophage

ça énerve non ?

Censure à la Sorbonne


Et oui ! Jean-Robert Pitte, président de Paris IV Sorbonne a censuré la projection du film réalisé par l’Autre Campagne et Sauvons la Recherche « Universités, le Grand soir », mercredi 5 décembre. Une décision absurde qui est contraire aux droits d’expression et à la tradition universitaire.
Afin de dénoncer cet abus, le collectif Sauvons la Recherche a organisé une grande cérémonie à la Sorbonne : les « ciseaux d’or » ont été décernés à J-B Pitte !! Espérons qu’il ne se représente pas une nouvelle fois dans cette catégorie…

Pour un référundum


Voici une tribune publiée hier dans Libération, signée par Claude Debons (ex-animateur du Collectif du 29 mai), Pierre Khalfa (secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires), Roger Martelli (coprésident de la fondation Copernic), Yves Salesse ( initiateur de l’appel des 200 contre le TCE) et Aurélie Trouvé (coprésidente d’Attac).

Un nouveau traité de l’Union européenne, dit «modificatif», vient d’être adopté par le Conseil européen. Comprenant plusieurs centaines de pages, avec protocoles et projets de déclarations, il n’a rien du «traité simplifié» promis par Nicolas Sarkozy. Il n’est pas plus un «mini-traité» limité aux questions institutionnelles. Comme l’a dit crûment Valéry Giscard d’Estaing devant la commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen, le 17 juillet, «les gouvernements européens se sont ainsi mis d’accord sur des changements cosmétiques à la Constitution pour qu’elle soit plus facile à avaler». Sans surprise donc, ce nouveau traité ne fait que transférer dans les traités actuels le contenu du traité constitutionnel européen (TCE). Bien entendu, les raisons qui ont justifié le refus des citoyens demeurent.

Le droit de la concurrence reste le droit organisateur de l’Union qui réduit la plupart du temps les autres textes européens à des déclarations d’intention sans portée opérationnelle pratique, et ce malgré le fait que Nicolas Sarkozy ait obtenu que l’expression «concurrence libre et non faussée» n’apparaisse pas comme un objectif de l’Union. En effet, le principe de concurrence reste présent dans nombre d’articles des traités. Citons par exemple l’article 105 du projet de traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, qui affirme «le principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre». De plus, pour éviter toute fausse interprétation, et sur exigence du Royaume-Uni, le protocole n° 6 indique : «Le marché intérieur tel qu’il est défini à l’article [I-3] du traité sur l’Union européenne comprend un système garantissant que la concurrence n’est pas faussée.» C’est ainsi que la concurrence non faussée est réintroduite.

Statut et missions de la Banque centrale européenne (BCE) inchangés, services publics toujours soumis aux règles de la concurrence, libre-échange généralisé comme seul objectif de la politique commerciale, politique industrielle réduite à l’application du droit de la concurrence, etc. On pourrait allonger la liste. Ce nouveau traité est marqué de bout en bout par le néolibéralisme.

La charte des droits fondamentaux sera «juridiquement contraignante». Tout le problème est de savoir jusqu’à quel point. En effet, les droits sociaux qui y sont contenus sont de très faible portée. Par exemple, le droit au travail et à l’emploi n’existe pas, et seul apparaît le «droit de travailler». Mais surtout, pour l’essentiel, l’application des droits contenus dans cette charte est renvoyée aux «pratiques et législations nationales». Cette charte ne crée donc pas fondamentalement de droit social européen susceptible de rééquilibrer le droit de la concurrence, qui restera dominant à l’échelle européenne. Malgré toutes ces précautions, ce texte est encore de trop pour certains gouvernements. Le Royaume-Uni et la Pologne ont obtenu d’en être dispensés. Ainsi les droits sociaux au niveau européen, même réduits à la portion congrue, ne sont pas obligatoires au même titre que les règles du marché intérieur. Le social est en option, et la concurrence obligatoire. C’est l’officialisation du dumping social. Le nouveau traité subordonne la défense européenne à l’Otan et promeut le militarisme puisque «les Etats membres s’engagent à améliorer progressivement leurs capacités militaires». Ce doit être d’ailleurs le seul endroit où le traité encourage les Etats à augmenter leurs dépenses publiques ! Enfin, le fonctionnement de l’Union, profondément non démocratique, fondé sur l’opacité des négociations institutionnelles, subsiste, et la BCE reste indépendante de tout contrôle du politique. Ainsi donc, le contenu du traité est inacceptable. Mais la méthode l’est tout autant. Le Conseil européen de juin dernier a donné un mandat pour la rédaction d’un nouveau traité, achevé un mois plus tard. Il a été approuvé deux mois après sans aucun débat public. L’élaboration du traité s’est donc faite avec un calendrier extrêmement serré et à huis clos entre représentants des gouvernements. Quant à la ratification, elle doit être effectuée par voie parlementaire dans la plupart des pays. Nicolas Sarkozy a même indiqué qu’elle aurait lieu en France au mois de décembre, c’est-à-dire tout de suite après le Conseil européen du 13 décembre qui doit voir le traité signé.

De cette façon, il s’agit d’empêcher toute possibilité de débat public, en particulier à l’occasion des élections européennes de 2009, qui auraient pu être un grand moment de débat sur l’avenir de l’Union et être ainsi une étape clé dans l’élaboration d’un nouveau traité. Le double non français et néerlandais au TCE a à ce point effrayé les dirigeants européens qu’ils ne veulent plus prendre le moindre risque : tout devait être fait pour prendre de vitesse une éventuelle réaction citoyenne. Karel de Gucht, ministre belge des Affaires étrangères, résume bien leur état d’esprit : «Le but du traité constitutionnel était d’être plus lisible… Le but de ce traité est d’être illisible… La Constitution voulait être claire, alors que ce traité devait être obscur. C’est un succès» (Flandre info, 23 juin 2007). Les gouvernements et les institutions de l’Union semblent avoir fait leur deuil d’une adhésion populaire à la construction européenne.

Nous pensons au contraire que l’avenir de l’Europe exige le débat public le plus large pour impliquer les citoyens. C’est parce que nous sommes favorables à une Europe démocratique, garantissant des droits sociaux de haut niveau pour tous ses habitants, une Europe solidaire des peuples du monde, que la méthode employée pour imposer ce nouveau traité nous paraît détestable.

C’est pourquoi il est nécessaire que la ratification soit soumise à référendum dans tous les pays, renforçant par là même la constitution d’un espace public européen. En France, le peuple s’est prononcé contre le TCE. La ratification du nouveau traité, qui reprend l’essentiel de celui-ci, ne saurait se dispenser d’un nouveau vote des citoyens. Tous les démocrates, quelle que soit leur opinion sur ce nouveau traité, doivent l’exiger.

jeudi 13 décembre 2007

Article de Badinter à lire absolument !


De façon anodine, le gouvernement va saisir le Parlement d'un projet de loi créant la "rétention de sûreté" dans notre droit pénal. Il s'agit d'un changement profond d'orientation de notre justice. Il faut rappeler les fondements de la justice, depuis la révolution des Droits de l'homme. Parce que tout être humain est réputé doué de raison, il est déclaré responsable de ses actes. S'il viole la loi, il doit en répondre devant des juges indépendants. A l'issue d'un procès public, où les droits de la défense auront été respectés, s'il est déclaré coupable, il devra purger une peine prévue par la loi. Tels sont les impératifs de la justice dans un Etat fondé sur la liberté.



Or le projet de loi contourne le roc de ces principes. Il ne s'agira plus seulement pour le juge, gardien de nos libertés individuelles, de constater une infraction et de prononcer une peine contre son auteur. Après l'achèvement de sa peine, après avoir "payé sa dette à la société", au lieu d'être libéré, le condamné pourra être "retenu", placé dans un "centre sociomédico-judiciaire de sûreté", par une décision d'une commission de magistrats pour une durée d'une année, renouvelable, parce qu'il présenterait selon des experts une "particulière dangerosité" entraînant un risque élevé de récidive.
Le lien entre une infraction commise et l'emprisonnement de son auteur disparaît. Le "retenu" sera détenu dans un établissement fermé et sécurisé, en fonction d'une "dangerosité" décelée par des psychiatres et prise en compte par une commission spécialisée. Et aussi longtemps que ce diagnostic subsistera, il pourra être retenu dans cette prison-hôpital ou hôpital-prison. Nous quittons la réalité des faits (le crime commis) pour la plasticité des hypothèses (le crime virtuel qui pourrait être commis par cet homme "dangereux").
Aujourd'hui, le juge se fonde sur la personnalité du condamné pour décider de libération conditionnelle, de semi-liberté, de placement à l'extérieur, de permission de sortie. Mais il s'agit là toujours de mesures prises dans le cadre de l'exécution de la peine, pour préparer la sortie du condamné, parce qu'elles facilitent la réinsertion et limitent la récidive, comme une expérience séculaire a permis de l'établir. Dans la mesure qui nous est proposée, il s'agit au contraire de retenir le condamné "dangereux" après sa peine dans une prison particulière pour prévenir tout risque de récidive. Il ne suffit plus, estime-t-on, d'imposer au condamné après sa libération les mesures très rigoureuses de contrôle, de surveillance, de traitement de plus en plus contraignantes que les lois successives ont multipliées dans la dernière décennie : suivi socio-judiciaire avec injonction de soins (1998), surveillance judiciaire (2003), fichier judiciaire avec obligation de se présenter à la police (2004), surveillance électronique par bracelet mobile (2005).
Depuis dix années, quand un fait divers particulièrement odieux suscite l'indignation du public, on durcit les peines et on accroît les rigueurs des contrôles. Mais jusqu'à présent on a toujours respecté le principe de la responsabilité pénale. C'est la violation des obligations du contrôle par celui qui y est astreint qui entraîne à nouveau son incarcération. C'est l'infraction qu'il commet en manquant à ses obligations qui le ramène en détention.
Avec la loi nouvelle, le lien est rompu : il n'y a plus d'infraction commise, mais un diagnostic psychiatrique de "dangerosité", d'une prédisposition innée ou acquise à commettre des crimes. Que reste-t-il de la présomption d'innocence dans un tel système ? Après un siècle, nous voyons réapparaître le spectre de "l'homme dangereux" des positivistes italiens Lombroso et Ferri, et la conception d'un appareil judiciaire voué à diagnostiquer et traiter la dangerosité pénale. On sait à quelles dérives funestes cette approche a conduit le système répressif des Etats totalitaires.
On dira que le texte ne prévoit cette "rétention de sûreté" que pour des criminels particulièrement odieux, pédophiles, violeurs, meurtriers, agresseurs de mineurs, condamnés au moins à quinze ans de réclusion criminelle. On soulignera que le texte exige que la mesure soit demandée par une commission pluridisciplinaire et décidée par des magistrats. Des voies de recours en appel et cassation sont prévues. On marquera que la rétention ne sera ordonnée qu'au vu d'expertises psychiatriques sur la dangerosité du sujet. Est-il besoin de rappeler que ce concept de dangerosité demeure incertain dans sa mise en oeuvre ? Et l'expérience des dernières années laisse présager qu'au premier fait divers odieux, échappant aux catégories criminelles visées par la "rétention de sûreté", celle-ci sera aussitôt élargie à tous les auteurs des crimes les plus graves, qu'il s'agisse de violeurs ou de meurtriers. Et l'on verra s'accroître toujours plus le domaine d'une "justice" de sûreté, au détriment d'une justice de responsabilité, garante de la liberté individuelle.
Pour ceux auxquels elle sera applicable, qu'impliquera cette rétention de sûreté s'ajoutant à la peine déjà purgée ? Tout condamné ressasse jusqu'à l'obsession le nombre d'années, de mois, de jours qui le séparent de sa libération. Quand il a accompli sa peine, payé sa dette à la société, il a conscience d'avoir droit à cette libération. Et voici que par l'effet de la loi nouvelle, cette certitude-là vacille et s'éteint. Il n'y aura plus pour lui d'assurance de retrouver sa liberté après avoir purgé sa condamnation. Sa liberté, même s'il s'est bien comporté en prison, ne dépendra plus de l'achèvement de sa peine, elle sera soumise à l'appréciation de psychiatres et d'experts qui concluront ou non qu'il est atteint d'une affection particulière, la "dangerosité sociale".
Et les juges gardiens de la liberté individuelle, au nom du principe de précaution sociale, pourront le maintenir en détention après sa peine. Pour cet homme-là, quelle incitation à préparer, en détention, son avenir ? A l'attente, on ajoutera l'angoisse de l'incertitude. Notre justice aura changé de boussole. Ce n'est plus la loi qui la guidera, mais des batteries de tests psychiatriques inspireront ses décisions. Quant à l'homme réputé dangereux, il ne lui restera pour toute espérance que celle d'un diagnostic nouveau qui ne dépendra pas nécessairement de son comportement conscient.
Aujourd'hui, le criminel sexuel, surtout pédophile, est volontiers dépeint comme le mal absolu, le monstre qui hante nos angoisses et nos peurs. S'agissant de ceux auxquels sera applicable cette "rétention de sûreté", le mot qui vient à l'esprit pour les qualifier est celui de Victor Hugo : ce sont des "misérables" que notre justice psychiatrisée fabriquera demain dans nos prisons.

Robert Badinter est sénateur des Hauts-de-Seine (PS), ancien ministre de la justice.

Refusons l’instauration d’un enfermement sans fin sur une simple présomption de dangerosité !

Appel à l'initiative du GENEPI, du SNEPAP-FSU et du Syndicat de la Magistrature





« Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre ». Thomas Jefferson.

Le Parlement s’apprête à examiner un projet de loi visant à instaurer une «rétention de sûreté » qui permettra, après l’exécution de la peine de prison, de prolonger - sans limitation de durée, sans peine et sans infraction - l’enfermement de personnes considérées comme d’une « particulière dangerosité».

La mise en place d’un tel dispositif, préparé à la hâte à la suite de l’affaire Evrard, relève d’une philosophie de l’enfermement qui s’inscrit dans la culture du « risque zéro » qui, sous prétexte de lutter contre la récidive,impose,depuis plusieurs années, des législations de plus en plus répressives et attentatoires aux libertés publiques. Il ne s’agit plus simplement de durcir les sanctions ou de renforcer les moyens de contrainte, mais de procéder à des enfermements préventifs, sur la base d’une présomption d’infraction future et dans une logique d’élimination qui s’apparente à une mort sociale.Actuellement circonscrit aux infractions les plus graves commises sur les mineurs, ce texte, comme la plupart des dispositifs répressifs, est susceptible d’extensions au gré des faits divers du moment.

L’appréciation de la dangerosité n’est par ailleurs fondée sur aucune évaluation sérieuse mais sur une simple expertise psychiatrique, ce qui procède d’une grave confusion entre délinquance et maladie mentale. L'évaluation de la dangerosité ne relève donc pas du diagnostic mais du pronostic.En refusant de porter les efforts humains et financiers sur le temps de la peine, ce texte fait le choix de ne pas améliorer la prise en charge durant l'incarcération. Si ce texte est adopté, la France se dotera d’un dispositif sans équivalent dans les démocraties occidentales car, contrairement à ce que le gouvernement veut laisser croire, rien de comparable n’existe en Europe (aux Pays Bas et en Belgique, ce type d’enfermement n’intervient qu’en substitution à la peine). Aujourd’hui, avec une mesure comparable et au prétexte d’une dangerosité sociale, la Russie enferme des journalistes dans des établissements psychiatriques.Dans un rapport d’information sur les mesures de sûreté concernant les personnes dangereuses (2006), les sénateurs Philippe Goujon et Charles Gautier indiquaient que « s’il est indispensable de limiter le plus possible le risque de récidive, celui-ci ne peut être dans une société de droit, respectueuse des libertés individuelles, complètement éliminé. Le « risque zéro n’existe pas. »

Nous ne pouvons accepter un modèle de société qui sacrifie nos libertés au profit d’un objectif illusoire de « risque zéro ».

voir le texte:http://www.assemblee-nationale.fr/13/projets/pl0442.asp

Nous appelons les parlementaires à refuser de voter ce texte indigne.
Pour signer cet appel : envoyer un mail à
contrelaretentiondesurete@genepi.fr

La fiscalité écologique : oui, non, peut-être ?

Sujet d'aujourd'hui : la fiscalité écologique. C'est un peu à la "mode" en ce moment ! donc voilà une mini étude de la chose...

La fiscalité écologique, ou écofiscalité, a pour objectif de limiter les atteintes à l’environnement, en modifiant les comportements, et compensant les nuisances. Une écotaxe est destinée à modifier le comportement selon le principe du pollueur/payeur. En France, on dénombre une quarantaine de taxes ou redevances écologiques et environ autant de mesures d’exonération fiscales favorables à l’environnement.

La fiscalité écologique s’est invité au grenelle de l’environnement. Dans son discours de clôture du grenelle, Nicolas Sarkozy s’oppose clairement à une fiscalité écologique qui pèserait sur les ménages et les entreprises. Cependant, une taxe sur le carbone a été proposée afin de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, en évitant de pénaliser les ménages et entreprises selon eux. Mais le caractère indifférencié de cette taxe est socialement injuste, l’accès aux énergies et énergies propres doit être garanti pour tous.

Le gouvernement cède face au lobby MEDEF. Ce dernier accepte la création d’une écotaxe en échange d’une baisse d’imposition des entreprises. Cela se fonde sur la théorie du double dividende : possibilité d’une création d’écotaxes en contrepartie d’allègement de la fiscalité patronale. Mais si aucune pression n’est faite sur les entreprises, leurs comportements n’évolueront pas. Cette taxe n’aura qu’un effet compensatoire, insuffisant face au drame écologique. Comment modifier les comportements si la taxe n’a aucun effet pénalisant ou d’incitation ?

Un autre projet est mis en place, l’éco-pastille. A partir de 2008, les particuliers qui achèteront un véhicule polluant seront taxés afin de reverser un crédit d’impôt aux acheteurs d’un véhicule « propre ». Cette mesure est en théorie intéressante. Cependant, il est à craindre que les catégories populaires soient les plus touchées par cette taxe ; les véhicules peu polluants ayant un coût d’achat encore élevé. Encore une fois le gouvernement fait payer les plus modestes !

Propositions à mettre en réflexion :

- Une nouvelle taxe carbone n’est pas utile, il faut apporter des corrections aux taxes existantes (majoration ou diminution). Il est également nécessaire de mettre en place une nouvelle taxe sur le kérosène qui est jusqu’à maintenant exempté !

- Renforcer les crédits d’impôt pour l’équipement en chauffage à base d’énergies renouvelables, une baisse significative sur le foncier bâti pour les constructions à basse consommation d’énergie. Ces constructions ne doivent pas être un privilège des classes aisées.

- Engager un débat sur le possible transfert aux collectivités territoriales des recettes du stationnement payant et des amendes qui en découlent pour financer le développement des transports en commun.

Cependant, la fiscalité écologique n’est pas une « solution miracle » au réchauffement climatique. Il faut une réflexion globale sur notre société. Le libéralisme économique à outrance, une société de profits, ne s’accordent pas avec une politique écologique efficace.

Alors ? Si vous êtes des spécialistes, lachez vous !

mercredi 12 décembre 2007

Bienvenue à Vichy !


Le 17 septembre dernier, l'inspection académique du Haut-Rhin a envoyé à 850 directeurs d'école un courriel leur demandant de signaler tout élève dont les parents sont sans-papiers ! OULALA mais où sommes-nous ? Retour en arrière fulgurant !

Les professeurs des écoles ont réagit vivement en refusant de jouer les délateurs ! Xavier Darcos qualifie ce courriel de "maladresse". Cette explication est bien petite pour nous convaincre ! Ouvrons les yeux !

mardi 11 décembre 2007

Honte à la France



Nicolas Sarkozy accueille ces jours ci, Mouammar Kadhafi à Paris. Honte à la France !

En Libye, les libertés d’expression, de réunion sont inexistantes ; la justice dite « révolutionnaire » est basée sur la torture et des procès sommaires.
A cela on nous répond qu’il faut être pragmatique. Grâce à cette amitié honteuse, de nombreux contrats vont être signés entre les deux pays. Mais il est intolérable d’accepter toutes les prostitutions au nom de l’argent ! Nous déshumanisons nos sociétés ! La France est décidément bien loin de respecter les droits de l’homme…

Enterrement de l’Université

Je vous conseille la lecture de ce texte : un tract contre la LRU très bien construit.


L’université publique française vous a écrit un dernier message avant de mourir, qu’elle m’a chargée de vous lire.

Mes chers amis,
Voici la fin d’une longue agonie. Mes forces, mon souffle, mes étudiants m’abandonnent.
Vous avez tous assisté à ma longue maladie, je tiens à vous l’expliquer.
J’ai toujours eu une faible constitution, faute d’argent ma structure se délabrait peu à peu. Les enseignants qui me composaient n’avaient plus les moyens d’assurer le nombre d’heures de cours nécessaires à ma bonne santé. Leurs défenses sont devenues précaires. Quand mes tuteurs, Gouvernement et Etat, ont vu mes résultats d’analyse, ils m’ont laissé tomber. Mon cas leur semblait trop désespéré. En effet, les étudiants que j’expectorais, après analyse, se révélaient être chômeurs.
Cette année, un éminent médecin, qui a fait ses études aux Etats-Unis et est très influencé par l’eugénisme et la médecine européenne, Sir Nicolas Sarkozy – excusez mon anglais je suis passée par l’université française – a pensé trouver un remède miracle.
Sa grande théorie : réformer par tous les côtés et m’amputer des parties faibles.
Tout d’abord, ce fut mon pied gauche musicologue, puis ma rotule littéraire, suivie de près par ma cuisse sociologue remontant jusqu’à ma hanche archéologue. Mon bras gauche ethnologue y est passé aussi. Et pour finir ce fut ma matière grise jugée responsable par mon médecin de ma maladie généralisée. Je tiens à signaler quand même que toutes mes parties de droite on été épargnées.
Sir Sarkozy a décidé de soigner mon organe moteur, le conseil d’administration, en en changeant sa structure moléculaire grâce à un médicament à base d’orientation active, le Pécresse 2007 (en vente dans toutes les mauvaises pharmacies). Il en a réduit les composantes enseignantes, personnelles et étudiantes en introduisant dans ses tissus une substance étrangère : les entrepreneurs. Mais ce nouvel élément a eu des conséquences désastreuses sur mon organisme. En effet, les chefs d’entreprises se sont transformés en cellules cancérigènes qui, en se développant, ont étouffées mes organes de recherche et altéré le contenu de mes programmes.
J’étais malade, il me fallait un remède mais le Pécresse 2007 m’a tué.
Mes défenses immunitaires étudiantes et personnelles se sont vaillamment battues et mon médecin les a fait taire en leur administrant une charge de petites pilules bleues.


Pas mal, non ?

Il faut annuler la dette.




La France a prêté à des dirigeants corrompus…c’est la population qui rembourse.

Après avoir subi Suharto, les Indonésiens remboursent sa dette.
- 1967-98 : le Général Suharto élimine plus de 500000 communistes supposés.
- Face au bloc de l’Est, les Occidentaux le soutiennent aveuglément. Ils lui prêtent 126 milliards de dollars.
- Depuis, le peuple indonésien rembourse. Déjà 185 milliards de dollars, avec les intérêts. De quoi financer l’école primaire pour tous les enfants du monde pendant 20 ans.

Les Congolais paient encore le prix de la dictature
- 1965-97 : par le pillage systématique de son pays (ex-Zaïre), le Maréchal Mobutu en vient à symboliser la corruption. Il détourne 6 milliards de dollars.
- Avides d’exploiter le sous-sol, France, Royaume-Uni, Etats-Unis et Banque mondiale prêtent à un régime qu’ils savent en faillite. La dette explose.
- Aujourd’hui, 90% de la population vit dans l’extrême pauvreté. Elle continue de rembourser la dette de Mobutu.

POUR QUE LA France ANNULE LES DETTES :

SIGNEZ LA PETITION AU CHEF DE L’ETAT ET INTERPELLEZ VOTRE DEPUTE :
www.detteodieuse.org

vendredi 7 décembre 2007

Personne n'en parle, et pourtant...

Communiqué de presse sur la mobilisation étudiante du jeudi 6 décembre :



La manifestation unitaire des étudiant-e-s, personnels administratifs et enseignants contre la loi LRU du jeudi 6 décembre 2007 a été dispersée violemment vers 16h30 par la police.

Plusieurs personnes de l’université Paris VIII - Vincennes-St Denis ont été blessées, dont trois sérieusement : un étudiant, un enseignant et un bibliothécaire ont reçu des coups de matraques et été arrosés de gaz lacrymogènes.

Cette violence, déclenchée contre la manifestation au moment ou celle-ci, au lieu d’emprunter la rue d’Ulm, s’est engagée dans la rue Gay Lussac (5earr. de Paris).

Cette violence de la part de la police a été totalement disproportionnée dans la mesure où le cortège défilait pacifiquement, comme en témoignent les films pris sur le vif.

La répression de cette manifestation prouve une nouvelle fois le refus de la part du gouvernement de M. Sarkozy d’entendre les revendications de la communauté universitaire.


Signé par : le comité de mobilisation étudiant de Paris 8, FO, SNESup, Sud étudiant Paris 8, CNT-FAU Paris 8, UEC Paris 8

Le GENEPI réagit

Le GENEPI réagit à l’actualité récente du projet de loi relatif à la rétention de sûreté et à la déclaration d’irresponsabilité pour cause de trouble mental.

Le GENEPI prend position, dans un texte intitulé « Du danger de l’utilisation politique de l’idée de dangerosité » , contre les projets rétention sans fin sur une présomption de dangerosité. La « rétention de sûreté », telle qu’elle apparaît dans le projet de loi du 28 novembre 2007 est un « changement profond d’orientation de notre justice » pour reprendre les mots de Robert Badinter (Le Monde, La prison après la peine, 27-11-2007). Nous tenons à rappeler que seule l’infraction doit pouvoir motiver la sanction. La présomption d’une infraction future ne saurait avoir de conséquence judiciaire dans un Etat de droit. Le texte sur la « rétention de sûreté » présenté devant l’Assemblée Nationale est initiateur d’une grave dérive : jusqu’à maintenant, seuls dans les états totalitaires la justice s’est donnée pour mission de punir en prévention d’une infraction.

mardi 4 décembre 2007

PCF, et maintenant ?

Les résultats du PCF aux dernières élections inquiètent le peuple de gauche. Quel avenir a le parti ? Et plus largement, quelle gauche pour demain ?

J'ai été invitée par les communistes d'Issy les Moulineaux à participer à leur assemblée départementale le week-end dernier. Un vrai bonheur ! Entourée de personnes motivées pour faire évoluer la gauche de transformation sociale, ça fait vraiment plaisir !

Des élu-e-s (Marie-Hélène Amiable, Jean-François Boyer...), des militants communistes, des socialistes membres de PRS (Cyril Loiseau), et des citoyens actifs mais sans étiquette (euh...moi!), étions tous réunis.
Cette assemblée n'avait pas pour ambition de trouver une solution immédiate à la crise qui traverse l’ensemble de la gauche, mais d’engager un travail de réflexion sur l'avenir de la gauche, sa définition, ses valeurs.

A suivre…

sarkozy nous voilà.

sarkozy nous voilà.
Vidéo envoyée par nuroc