jeudi 31 janvier 2008

La fonction publique n'est pas une marchandise !


Depuis le 1er janvier 2006, André Santini (maire d’Issy, secrétaire d’Etat à la fonction publique) a pris la décision d’externaliser l’ensemble du service municipal des ressources humaines d'Issy à l’entreprise STERIA. L’ensemble des élu-e-s de gauche c’était opposé à cette privatisation. Je précise que la Chambre régional des comptes avait jugé que la ville prenait des risques de « dépendance à l’égard de son prestataire ».

STERIA a décidé que l’activité n’était pas assez rentable. Désormais, c’est Adheris, petite structure de Sceaux, qui va gérer le service. Ce mépris de la fonction publique est insupportable. La fonction publique est-elle une marchandise comme les autres ? Assurément, je ne le crois pas !

Outre la question des services publics dans la commune, cela pose aussi la question de la démocratie locale. En effet, les élus du conseil municipal n’ont aucun bilan, aucune information sur cette privatisation ! Pourtant de nombreux problèmes ont été constatés, notamment concernant les fiches de paye. Nous demandons la transparence ! Santini dit ne pas être au courant !! Le maire, pas au courant des marchandages sur le personnel de la ville…il y a un sacré problème de gestion !

L’ensemble des ressources humaines doit redevenir une compétence municipale !

dimanche 27 janvier 2008

Pour un référundum !



Lundi 4 février, le Congrès des parlementaires se réunit à Versailles pour voter la modification de Constitution nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ce traité s'inscrit dans la suite du Traité constitutionnel rejeté par une majorité en France et aux Pays-bas, par référendum.
Le respect du vote populaire veut que ce nouveau traité soit ratifié par référendum.
C'est une exigence démocratique fondamentale. Seul le peuple peut faire ou défaire ce qu'il a fait ou défait.
C'est une condition pour qu'ait lieu le grand débat public sur l'avenir et les transformations à entreprendre en France et en Europe, solidairement avec les autres peuples européens. Alors que tant de décisions qui concernent notre vie quotidienne et celle du pays dépendent des politiques européennes, comment justifier qu'on refuse au peuple de s'exprimer ?
Nicolas Sarkozy veut contourner le vote populaire. S'il persiste dans son refus de donner la parole au peuple sur un texte qui engage l'avenir du pays, les députés et sénateurs peuvent l'y contraindre, si 2/5e d'entre eux votent contre la révision de la Constitution, le 4 février, à Versailles. Et cela, quelle que soit leur positon sur le traité.

Dans la diversité de nos opinions, nous vous appelons en urgence : rassemblons-nous tous ensemble, le 2 février, pour empêcher ce déni de démocratie et exiger la tenue d'un référendum !
Halle Carpentier - 81 Boulevard Massena
Paris 13e - Métro Porte d'Ivry

vendredi 25 janvier 2008

Ensemble pour le renouveau d'Issy !

A l’heure où la municipalité d’Issy s’éloigne de plus en plus des préoccupations réelles des habitants (logements, transports...), le peuple de gauche doit se réunir autour d’un projet qui corresponde aux aspirations de la population isséenne. André Santini veut faire d’Issy-les-Moulineaux son « laboratoire du libéralisme ». La gauche doit prendre acte, et s’organiser pour faire face.

Le rassemblement des forces de progrès, dans la diversité de leurs sensibilités, est un atout majeur pour porter un programme de transformation sociale devant les Isséen-ne-s. Pour les municipales, il semble nécessaire de constituer dès le premier tour une liste résolument de gauche.

Les citoyens résolus à re-donner à Issy un visage humain et solidaire doivent s'unir autour des valeurs fondatrices de la gauche : développement durable, défense et amélioration du service public, renouveau de la démocratie, défense des droits individuels et collectifs…

Ensemble, nous devons construire une alternative ambitieuse à la droite destructrice et irresponsable. La gauche doit prendre ses responsabilités face à l’urgence sociale. Construisons un nouvel élan pour Issy, où le citoyen est un acteur politique et non un objet économique

Au boulot !

mardi 22 janvier 2008

Rétention de sûreté : politique de civilisation ?



Le GENEPI et le Syndicat de la Magistrature continuent leur combat contre la rétention de sûreté !


Chers amis,

L'appel lancé fin décembre contre le projet de loi de rétention de sûreté par le Syndicat de la Magistrature, le SNEPAP-FSU et le GENEPI a recceuilli aujourd'hui plus de 6000 signatures de particuliers et cinquante organisations syndicales, associatives, politiques s'y sont associées (www.contrelaretentiondesurete.fr). Le 9 janvier 2008, le texte, amendé et durci, a été adopté à l'Assemblée Nationale (élargissement de son champ d'application et rétroactivité de ses effets.). Le projet sera discuté devant le Sénat à partir du 30 janvier.

La mobilisation doit plus que jamais rester soutenue. Nous vous proposons donc de participer à plusieurs événements pour continuer à manifester votre opposition à ce projet de loi.

- A l'occasion de la contre-rentrée judiciaire organisée par la section régionale du Syndicat de la Magistrature de la Cour d'Appel de Paris, un forum public est organisé sur le thème "Rétention de sûreté : politique de civilisation ?" en la présence de Robert Badinter, le mercredi 23 janvier 2008 à 17h30, salle des criées du Tribunal de Grande Instance de Paris, 4 boulevard du Palais, 75005 Paris (Métro Cité). Vous êtes tous invités à y animer les débats.

- Le mercredi 30 janvier 2008, le jour de la lecture du projet de loi devant le Sénat, une conférence de presse sera organisée à 11 heures à la Maison des Initiatives Etudiantes (50 rue des Tournelles, 75003 Paris - métro Bastille). Toutes les organisations signataires de l'appel sont appelées à y participer. A l'issue de la conférence de presse, un grand rassemblement pour diffuser des informations et nos positions sur la question de la rétention de sûreté aura lieu à 14 heures sur la place de la Sorbonne (5ème arrondissement). Venez nombreux si vous souhaitez manifester votre inquiétude face au nouveau projet de société annoncé par ce texte. Des conférences de presses locales auront lieu dans plusieurs villes de France.

lundi 21 janvier 2008

J'organise une conférence avec le GENEPI...

L’Association GENEPI (Groupement d’Etudiants d’Enseignement aux Personnes Incarcérées) organise une conférence sur le thème : La réinsertion en prison, avec la participation de Yacif KHERFI, Consultant en Prévention urbaine, auteur de l’ouvrage « Repris de Justesse » et de Yves SULTAN, professeur de l’Education Nationale intervenant en prison.

Une exposition photo sur l’univers carcéral sera également proposée.

date: samedi 26 janvier à 17H30

Lieu: Librairie Résistances
4, Villa Compoint
Paris

Venez nombreux !

MERCI BEAUCOUP !

Tous et toutes en grève le 24 !

Les fonctionnaires territoriaux CGT des Hauts de Seine s’adressent à vous …. Mesdames, Messieurs les usagers


Vous habitez ou vous travaillez parfois les 2 dans le département le plus riche de France :
Comme vous, nous ne trouvons pas normal de ne pas trouver à se loger à prix décent.
Comme vous, nous ne trouvons pas normal les bus et trains supprimés, en retard ou bondés.
Comme vous, nous ne trouvons pas normal de subir les augmentations de l’essence, l’électricité, l’eau, le gaz sans compter les denrées courantes.
Comme vous, nous ne trouvons pas normal de mettre nos enfants dans des classes surchargées.
Comme vous, nous ne trouvons pas normal de faire une heure de queue à la Poste, aux Impôts, à la Sécu, aux Assédics et en règle générale dans toutes les administrations.
Comme vous nous en avons assez d’être accueilli dans des conditions déplorables aux urgences surchargées des hôpitaux….


Nous, nous travaillons dans le service public territorial :
L’accueil, l’entretien, la restauration dans les écoles, c’est nous.
L’aménagement urbain, le logement social, c’est nous.
Les équipements culturels et sportifs, c’est souvent nous.
L’aide aux personnes âgées, les centres municipaux de santé, les crèches c’est souvent nous
L’entretien des espaces verts, les parcs départementaux, c’est nous.
La distribution de l’eau, l’entretien des égouts c’est nous en partie, l’entretien de la voirie, les cantonniers, c’est encore nous.
L’accueil social c’est nous, les cimetières, c’est nous
L’organisation des élections, l’état civil, c’est nous, etc….

Ensemble, nous voulons un service public de qualité à la population.
Nous voulons un service public accessible à tous, équitable et gratuit. (financé par l’impôt)
Nos impôts, vos impôts doivent servir au développement de services publics de proximité.



Mais le savez-vous ?
Seul le secteur public et l’égalité devant l’impôt garantissent l’égalité d’accès à tous les services.
Seul le service public garantit la neutralité au service de tous.
Seul le service public permet de s’adapter aux besoins des citoyens.
Seuls les fonctionnaires sont garants des principes républicains de nos services publics.


Et savez vous que ?
30 à 40 % des salariés du service public n’ont pas de statut et ne sont donc pas fonctionnaires…
Un départ à la retraite sur 2 n’est pas remplacé.
Environ 70 % des agents territoriaux gagnent l’équivalent d’un SMIC par mois.
De plus en plus de fonctionnaires ont des difficultés pour se loger, payer un loyer, finir le mois.
Beaucoup, souvent les jeunes, ne travaillent même pas à temps complet.
Les fonctionnaires retraités touchent des pensions de misère, surtout les femmes (comme partout !).


Imaginez ….votre ville, votre département, vos logements sociaux avec des services publics fermés ou des services gérés par des entreprises privées…La ville voire le département à traverser pour trouver un renseignement, emmener un enfant à la cantine, à une activité, faire des démarches administratives….


Nous serons en grève le 24 janvier 2008
Pour : nos salaires, notre pouvoir d’achat !
Pour : défendre le service public, l’emploi public !
Nous comptons sur votre compréhension et votre soutien !

jeudi 17 janvier 2008

«J’accuse» toujours d’actualité


Voilà un texte qui a été publié mardi dans Libé...à lire.


«J’accuse» toujours d’actualité

Jean-pierre Dubois président de la Ligue des droits de l’homme.

Voilà 110 ans qu’Emile Zola publiait son «J’accuse» pour faire libérer et réhabiliter Alfred Dreyfus. Parce que la vérité et la justice ne pouvaient s’incliner devant le mensonge officiel et la machine judiciaire. Zola fut condamné, mais son geste mit en mouvement des femmes et des hommes qui ne supportaient pas l’injustice au pays de la Révolution française. Ce sont eux qui fondèrent en 1898 la Ligue française des droits de l’homme et du citoyen (LDH). C’est de l’affaire Dreyfus que date l’engagement des «intellectuels». Contre la volonté des gouvernants, la vigilance citoyenne avait sauvé l’honneur de la République salie par l’antisémitisme et le militarisme.

Les fondateurs de la LDH décidèrent qu’après Dreyfus ils continueraient à défendre les droits et libertés de tout être humain victime de l’injustice. Face à la répression sociale, à l’oppression nazie ou à l’arbitraire colonial, militants, résistants et combattants ont trouvé à leurs côtés les héritiers d’Emile Zola. Toujours prêts à s’indigner, ils ont été couverts de sarcasmes comme l’avait été Zola par les xénophobes et les antisémites. On flétrit avant-hier la «République des professeurs», hier les «belles âmes», aujourd’hui les «droitsde-l’hommistes», invention du Club de l’horloge, dont la réapparition dans tel discours politicien rappelle la permanence de la haine des droits de l’homme et de leurs défenseurs.

Mais, dira-t-on, quelles horreurs présentes pourraient se comparer au déferlement antisémite antidreyfusard, aux camps nazis, à la torture en Algérie ou aux centaines de corps flottant sur la Seine le 17 octobre 1961 ? Comment assimiler les temps que nous vivons aux sinistres années 40 ou même aux sanglants affrontements de la guerre d’Algérie ? Certes, le 1er mai 1995, ce n’était plus que le corps d’un seul Algérien ou «présumé tel», celui de Brahim Bouarram, qui flottait sur la Seine. Mais la haine antisémite et raciste continue d’inspirer une cohorte de comportements haineux, violents et discriminatoires, et comment ne pas évoquer là la mort sous la torture d’Ilan Halimi, là l’assassinat de Chaïb Zehaf ?

Montaigne nous l’a appris, «chaque homme porte en lui la forme entière de l’humaine condition». Avec chaque victime du racisme, de l’antisémitisme ou de la xénophobie, c’est notre humanité commune qui est frappée. Or des femmes et des enfants meurent sur les barbelés de Ceuta et de Melilla ou au large des îles Canaries ; des déboutés du droit d’asile sont tués ou torturés après leur reconduite à la frontière ; un enfant à Amiens, une femme à Belleville, un jeune futur père à Rosny-sous-Bois s’écrasent au pied d’un immeuble pour échapper à la chasse aux sans-papiers ; on se suicide en centre de rétention ; des enfants sont arrachés à leurs parents pour crime d’absence de carte de séjour. On fiche, on traque, on rafle ceux dont la vie n’est qu’exil, misère et angoisse. On poursuit pour délit de fraternité ceux qui leur apportent secours et assistance. Les instituteurs, les assistantes sociales, les inspecteurs du travail sont sommés de rabattre ce misérable gibier vers les convocations pièges et les souricières jusqu’aux portes des écoles. Alors, oui, nous sentons que la colère d’Emile Zola n’est pas passée de saison. Combien d’années devrons-nous supporter l’image d’une France qui claque la porte de l’asile et de la solidarité, qui expulse petits et grands, qui maintient dans la précarité, la peur, la surexploitation des centaines de milliers d’êtres humains qui vivent parmi nous ?

Chacun d’eux, désespéré au fond d’un centre de rétention, ligoté sur son siège d’avion, projeté dans l’inconnu à l’autre bout du monde, est comme un écho de l’innocent de l’île du Diable. Chacun de ces destins broyés est une nouvelle affaire Dreyfus. En leur nom à tous, au nom des milliers de «délinquants de la solidarité» qui restent fidèles à la République de Zola, j’ose me réclamer de la grande voix.

J’accuse ceux qui ont proposé, voté et fait voter ces lois inhumaines de persécuter des innocents pour le plus grand profit de mafieux, de marchands de sommeil et de travail au noir, et pour la plus grande honte des citoyens attachés à la liberté, à l’égalité et à la fraternité. J’accuse ceux qui, semaine après semaine, exigent plus d’arrestations, plus d’expulsions, plus d’exils d’être la cause de souffrances innombrables, voire trop souvent de la mort d’humains qui ne sont coupables que de fuir la terreur ou la misère, de vouloir vivre le plus dignement possible et de rêver, pour leurs enfants, d’un avenir meilleur.

J’accuse ceux qui, par calcul ou lâcheté, détournent les yeux, se bouchent les oreilles et se tiennent à l’écart de la solidarité humaine avec les sans-papiers, les sans-asile, les sans-droits, de contribuer par leur passivité et leur silence à un repli xénophobe qui, dans les manuels d’histoire de demain, restera comme une tache sur le livre de la République. La Ligue des droits de l’homme, en ce 110e anniversaire de la publication du «J’accuse» d’Emile Zola, appelle chaque citoyenne et chaque citoyen à faire de cette cause d’humanité, d’égalité et de solidarité, en ces temps difficiles, notre affaire Dreyfus à tous.

mardi 15 janvier 2008

Santini attaque...

J'habite à Issy-les-Moulineaux. Ce matin, j'ai reçu comme tous les Isséens et Isséennes une lettre de notre Maire, André Santini (Maire d'Issy-les-Moulineaux, Secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique, cumul des mandats quand tu nous tiens ! ). Le sujet...un peu tout, mais surtout attaquer l'opposition. Je pense que la population isséenne a été choquée par un style flamboyant et odieux.

Tout d'abord, il énonce la remise en cause de son élection aux législatives, par des socialistes et citoyens de la ville. Un recours que le Conseil Constitutionnel a rejeté. Je comprends que cette attaque n'ai pas été bien vécue par l'homme concerné, mais sa réponse est indigne d'un élu du peuple. Comme un jeu, il précise, je cite : "les acteurs de cette méprisable pantalonnade". Une liste de noms de socialistes est nommée. Quel est l'intérêt ? Il a gagné, la justice a rendu son verdict. Restons en là. De plus, si un doute existe sur une élection, tout citoyen a le droit de vouloir connaître la vérité.
Puis il continue à s'indigner sur, je cite, "un parti socialiste ridiculisé par sa défaite aux présidentielles, aux législatives". Précisons qu'André Santini appartient au nouveau centre, parti marionnette de Sarkozy...Un parti beaucoup plus ridicul que le parti socialiste !

lundi 14 janvier 2008

It's a free world, un film à voir !


Après Le vent se lève palme d'or à Cannes, le réalisateur Ken Loach s'attaque encore une fois à un sujet sensible. It's a free world nous interroge sur les conséquences du libéralisme : le recrutement des travailleurs immigrés. Un film touchant, qui nous fait réfléchir... ça fait du bien !

vendredi 11 janvier 2008

Oulala ça énerve !

Greve generale !
Vidéo envoyée par El_Renard




Nicolas Sarkozy a déclaré mercredi souhaiter qu'"un tiers" des profits des entreprises soit réservé aux salariés, les mêmes proportions allant aux actionnaires d'une part et à l'investissement d'autre part....
C'est étonnant que les spécialistes, la gauche, les journalistes, ne se soient pas encore penchés sur cette proposition ! et bé alors ! il faut foncer !

Non à la vente des logements sociaux


J'ai participé mercredi à une conférence de presse à Issy-les-Moulineaux relative aux ventes de logements sociaux dans la ville. Voilà, le communiqué de presse des communistes de la ville ainsi qu'un article parut dans 20Minutes relatant la manifestation.

A Issy, il faut construire des logements sociaux, surtout ne pas en vendre

Aujourd'hui, Lysiane Alezard, conseillère régionale d'Ile-de-France et conseillère municipale (PCF) d'Issy-les-Moulineaux, ainsi que Malika Zediri, conseillère régionale Ile-de-France et membre de la commission Logement ont tenu une conférence de presse pour dénoncer et s'opposer à la vente de logements sociaux dans le départements des Hauts-de-Seine (92).

L'OPDHLM des Hauts-de-Seine vient d'annoncer la mise en vente de 454 logements sociaux dans plusieurs villes du département, dont 24 logements à Issy-les-Moulineaux.

Quelques jours à peine après la mise en oeuvre de la loi sur le Droit au Logement Opposable (DALO), vendre des logements sociaux dans un département où le prix de l'immobilier atteint des sommets est une provocation.

Réduire le parc social est une provocation pour les 100 000 demandeurs de logements sociaux des Hauts-de-Seine.

Dans ce département touché de plein fouet par la spéculation immobilière, il faut au contraire produire de nouveaux logements sociaux en très grand nombre. Ces dernières années (2003 à 2006), les créations annuelles de logement sociaux ont fluctué entre 1 500 et 2 500 par an, ce qui est insuffisant. 2 500 nouveaux logements sociaux par an dans le département est un minimum. Pour répondre à la demande, il faut plus de 3 000 logements sociaux nouveaux par an très vite, et tendre vers 4 000 par an. Et évidemment ne pas en vendre un seul.

Pour Lysiane Alezard : « Comment peut-on vendre du logement social dans une ville qui compte 1 300 demandeurs de logements sociaux, et où les prix de l'immobilier sont inaccessibles pour les populations à revenu modeste. C'est organiser la pénurie, organiser le refus du droit au logement. Il faut des milliers de nouveaux logements sociaux à Issy-les-Moulineaux ».

L'OPDHLM des Hauts-de-Seine doit arrêter cette politique dévastatrice. Les élu-e-s CACR appellent les citoyens, les associations, les syndicats à se mobiliser ensemble contre ces choix, pour faire respecter le droit au logement, pour une mise en œuvre véritable de la loi sur le droit au logement opposable.




Issy, on vend des logements sociaux (20 minutes)

L'accès à la propriété ne fait pas l'unanimité. Hier, le Parti communiste des Hauts-de-Seine a tiré la sonnette d'alarme : « L'office HLM du département [OPDHLM] continue de vendre des logements sociaux, alors qu'on en manque cruellement. On compte 1 300 demandeurs de logements sociaux. Seulement 115 demandes sont satisfaites chaque année. Il y a des gens qui dorment dans la rue, d'autres qui sont mal logés, et que fait l'Etat ? Il vend ses logements », s'insurge Lysiane Alezard, élue PCF au conseil régional.
Au 31, rue Marcel-Micquel, dans un quartier agréable d'Issy-les-Moulineaux, on compte 21 des 454 logements sociaux du département qui seront vendus. Ou en tout cas proposés à la vente. Car Marie-Françoise, ancienne aide-comptable de 77 ans, n'est pas du tout intéressée. « De toute façon, dans quelques années, je ne serai plus de ce monde », dit-elle. Actuellement, elle paye 369 euros de loyer, charges comprises, pour son 37 m2 et ne voit pas l'intérêt de devenir propriétaire. « Personne ne pourra me mettre dehors. Je vais donc rester là comme locataire », explique-t-elle. Les jeunes de l'immeuble, eux, se montrent plus intéressés. Tout comme Sylvie, 43 ans, hôtesse d'accueil, qui paye 400 euros de loyer par mois : « On me propose de racheter mon propre appartement pour environ 100 000 euros, soit 35 % de moins que le prix normal. C'est intéressant. Sans cet abattement, jamais je ne pourrais devenir propriétaire à Issy. »
Alors, si ceux qui veulent rester locataires le peuvent, et ceux qui veulent acheter le peuvent aussi, où est le problème ? « Il faut voir l'intérêt général, répond le PCF. Au bout de cinq ans, on peut revendre son logement. A moyen terme, la population changera donc ici. On aura peut-être fait le bonheur de quelques personnes, mais on aura condamné la mixité sociale. Le conseil général dit qu'il construira d'autres logements sociaux. Mais où ? »
Avant d'être menée à Issy, à Garches et à Meudon, l'expérience a déjà été réalisée à Suresnes et au Plessis-Robinson. L'OPDHLM y a vendu 60 % des 420 logements proposés à la vente.
Michaël Hajdenberg - ©2008 20 minutes

mercredi 9 janvier 2008

Non à la rétention de sûreté

Je suis membre de l'association GENEPI (groupement d'étudiants d'enseignement aux personnes incarcérées). Nous réagissons très vivement contre la nouvelle mesure de Rachida Dati, la rétention de sûreté. Je vous fais suivre l'appel de notre association.


Appel à l'initiative du GENEPI, du SNEPAP-FSU et du Syndicat de la Magistrature



« Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre ». Thomas Jefferson.


Le Parlement s’apprête à examiner un projet de loi visant à instaurer une «rétention de sûreté » qui permettra, après l’exécution de la peine de prison, de prolonger - sans limitation de durée, sans peine et sans infraction - l’enfermement de personnes considérées comme d’une « particulière dangerosité».

La mise en place d’un tel dispositif, préparé à la hâte à la suite de l’affaire Evrard, relève d’une philosophie de l’enfermement qui s’inscrit dans la culture du « risque zéro » qui, sous prétexte de lutter contre la récidive,impose,depuis plusieurs années, des législations de plus en plus répressives et attentatoires aux libertés publiques. Il ne s’agit plus simplement de durcir les sanctions ou de renforcer les moyens de contrainte, mais de procéder à des enfermements préventifs, sur la base d’une présomption d’infraction future et dans une logique d’élimination qui s’apparente à une mort sociale.Actuellement circonscrit aux infractions les plus graves commises sur les mineurs, ce texte, comme la plupart des dispositifs répressifs, est susceptible d’extensions au gré des faits divers du moment.

L’appréciation de la dangerosité n’est par ailleurs fondée sur aucune évaluation sérieuse mais sur une simple expertise psychiatrique, ce qui procède d’une grave confusion entre délinquance et maladie mentale. L'évaluation de la dangerosité ne relève donc pas du diagnostic mais du pronostic.En refusant de porter les efforts humains et financiers sur le temps de la peine, ce texte fait le choix de ne pas améliorer la prise en charge durant l'incarcération. Si ce texte est adopté, la France se dotera d’un dispositif sans équivalent dans les démocraties occidentales car, contrairement à ce que le gouvernement veut laisser croire, rien de comparable n’existe en Europe (aux Pays Bas et en Belgique, ce type d’enfermement n’intervient qu’en substitution à la peine). Aujourd’hui, avec une mesure comparable et au prétexte d’une dangerosité sociale, la Russie enferme des journalistes dans des établissements psychiatriques.Dans un rapport d’information sur les mesures de sûreté concernant les personnes dangereuses (2006), les sénateurs Philippe Goujon et Charles Gautier indiquaient que « s’il est indispensable de limiter le plus possible le risque de récidive, celui-ci ne peut être dans une société de droit, respectueuse des libertés individuelles, complètement éliminé. Le « risque zéro n’existe pas. »

Nous ne pouvons accepter un modèle de société qui sacrifie nos libertés au profit d’un objectif illusoire de « risque zéro ».

voir le texte:http://www.assemblee-nationale.fr/13/projets/pl0442.asp

Nous appelons les parlementaires à refuser de voter ce texte indigne.
Pour signer cet appel : envoyer un mail à
contrelaretentiondesurete@genepi.fr

lundi 7 janvier 2008

Le retour des WRIGGLES

WRIGGLES - Les voisins
Vidéo envoyée par JulyBip

à voir en concert !

samedi 5 janvier 2008

0/20 !


Les ministres sont de retour à l'école ! En soit, le principe de l'évaluation ne me perturbe pas vraiment.

Par contre, ce système a plusieurs effets pervers.
Tout d'abord, les politiques publiques s'évaluent sur le long terme et non sur une période courte, comme cela est fait. Des mesures efficaces et porteuses de réels changements ne se font sentir que sur la durée...L'immédiateté de l'évaluation est inapplicable aux politiques publiques.
De plus, les critères choisis me font bondir ! Evaluer le ministre de l'Education nationale sur le nombre d'heure supplémentaire est honteux ! Je croyais que la priorité de ce ministère était de permettre à notre jeunesse de s'épanouir au travers du savoir et de la culture...et bien non, ce sont les heures supplémentaires ! Et bien sûr, la catastrophe c'est l'évaluation de Hortefeux : le nombre d'explusion, mais où va-t-on ? Former l'identité nationale en expulsant des personnes non-voulues, ça rappelle de mauvais souvenirs à notre pays...

vendredi 4 janvier 2008

Fiche pas mon pote continue

Je vous fais suivre un mail que j'ai reçu...

Cher-e ami-e,

Grâce aux 80 000 premières signatures de www.fichepasmonpote.com nous avions obtenu du Conseil Constitutionnel qu'il censure ces dispositions de la loi Hortefeux en application de l'article 1er de la constitution qui interdit toute distinction en fonction de caractéristiques « ethnique » ou « raciales ».

Pour autant, méprisant cette décision de justice, l’INED et l’INSEE ont, pour l’instant, refusé de revenir sur leur projet de distinguer 24 000 personnes, en fonction de leur couleur de peau, de leur origine ethnique, de leur religion ou de celle de leurs parents. La CNIL fait elle aussi semblant de ne pas comprendre la portée de notre victoire au Conseil Constitutionnel.

De son côté, le président de la République, Nicolas Sarkozy a annoncé le 5 décembre 2007 à son retour d'Algérie qu'il entendait instaurer la discrimination « positive » pour les enfants de harkis. Les organismes HLM, la fonction publique et les centres de formation devront instaurer le fichage ethnique de cette catégorie de français d’origine algérienne pour leur octroyer des droits distincts.

Cette réhabilitation des catégories ethniques et des méthodes de division de l’époque coloniale est passée totalement inaperçue. Il s’agit pourtant de très graves infractions à l'article 1er de notre constitution et aux article 225-1 et 226-19 de notre Code pénal.

Par notre mobilisation, en prenant appui sur la décision du Conseil Constitutionnel nous devons empêcher ce retour des méthodes coloniales.

Pour que nos valeurs de Libéré, d'Egalité et de Fraternité soient victorieuses en 2008, SIGNEZ ET CONTINUEZ DE FAIRE SIGNER AUTOUR DE VOUS L’APPEL CONTRE LA STATISTIQUE ETHNIQUE www.fichepasmonpote.com .


SOS Racisme

jeudi 3 janvier 2008

Le gouvernement souhaite la disparition de ceux qui dérangent

« Pas un sou de Matignon pour les trublions des prisons »


« L'Observatoire international des prisons (OIP), qui dénonce inlassablement suicides, absence de soins, tabassages et autres brimades en détention, a reçu la monnaie de sa pièce. Il vient pour la première fois de se voir refuser sa subvention annuelle par Matignon. Tout un symbole : cela fait dix ans que cette bande d'empêcheurs d'enfermer en rond recevait des services du Premier ministre une modeste somme (ramenée) à 10 000 euros par Raffarin en 2003, sur 40 000 demandés). Et ce au titre de la « défense des droits de l'homme », comme Villepin l'avait encore spécifié le 10 juillet 2006...

Alors , plus rien à signaler dans les taules surpeuplées de France depuis l'élection de Magic Sarko ? Un nouveau rapport du Comité de prévention de la torture du Conseil de l'Europe vient pourtant de dénoncer des « traitements inhumains et dégradants », en pointant les hospitalisations menottes au poignets, le manque de soins psychiatriques, l'abus du placement à l'isolement ou les transferts disciplinaires. Du coup, Patrick Marest, le délégué général de l'OIP, a interpellé, le 10 décembre, Rama Yade, la très remuante sous-ministre aux droits de l'homme. Il n'y a pas que les geôles de Khadafi, celles de France aussi mériteraient un peu d'attention... Coïncidence, la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et la toxicomanie, qui dépend également de Matignon, vient aussi de sucrer à l'OIP une subvention annuelle de 40 000 euros, tout comme elle a coupé les vivres à Act Up et à d'autres associations engagées.

La reprise en main est en marche : le futur contrôleur général des prisons (fonction que va créer Rachida Dati) sera heureusement indépendant, pas vrai ? »

David Fontaine, Le Canard enchaîné, 12 décembre 2007

mardi 1 janvier 2008

Bonne année !

Me voilà de retour ! Bonne année 2008 ! Beaucoup de bonheur, et de motivation pour les élections municipales ! :-) à bientôt pour de nouvelles aventures !