dimanche 27 avril 2008

La prison arrive à la fac de Nanterre

Bonjour,

Le GENEPI (Groupement étudiant national d'enseignement aux personnes incarcérées) Nanterre vous invite le 13 mai sur le campus de l'Université ParisX-Nanterre pour une grande journée d'action.

- Projection du film de Thomas Lacoste "Rétention de sûreté, une peine infinie"
13 mai, 10h, bâtiment B, amphi B2
- Conférence ayant comme thème : Les politiques pénales ,
avec la participation de M.Vion (directeur de la Maison d'arrêt de Nanterre), le syndicat de la magistrature, et le GENEPI
13 mai, 14h, bâtiment F, salle des actes (1er étage)
- Représentation de la compagnie de Théâtre La Fabrique avec sa pièce "Est-ce qu'on peut dire la prison"
Le 13 mai, 18h, à La ferme du bonheur, 220 Avenue République (sur le campus de l'université)
- Exposition photos de François Lecompte,
Le 13 mai, dans le hall de la bibliothèque universitaire
- 3 stands d'information
bâtiment F, bâtiment D, bâtiment C en extérieur

Venez Nombreux !
Le GENEPI Nanterre

La fac de Nanterre est accessible en train à partir de Saint-Lazare(10 minutes) et avec le RER A.

Les pauvres n'existent pas...selon Balkany

balkany sarkozy pauvres en france
Vidéo envoyée par sarkophage

Quand l'ignorance est au pouvoir, ça fait peur...

vendredi 18 avril 2008

Rassemblement à Issy

LOGEMENT POUR TOUS
Un droit à conquérir
et à faire respecter à Issy !

Non aux expulsions locatives
Non à la vente de logements sociaux
Ni déconventionnement, ni relèvement des plafonds de ressources pour les HLM…
Il faut 30% de logements sociaux à Issy-les-Moulineaux

Dans notre ville comme dans toute la France, la question du logement est devenue une préoccupation majeure des citoyens. Les diverses rencontres et débats avec vous dans les différents quartiers d’Issy les Moulineaux ont montré à quel point cette exigence était forte, notamment dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat.

Les besoins s’expriment de toutes parts :

- Des dizaines d’expulsions sont programmées pour l’année 2008, depuis le 15 mars
- Il y a plus de 1 300 demandeurs de logements sociaux à Issy-les-Moulineaux, dont certains attendent plus de 5 voire 10 ans. Or, les critères d’attribution des logements sociaux sont loin d’être transparents.
- De nombreux locataires, comme au chemin des Montquartiers, sont confrontés à une vague de déconventionnement, qui les place dans une grande précarité.

Au plan national, le gouvernement souhaite en outre augmenter le plafond des ressources pour l’obtention d’un logement HLM, signant ainsi l’arrêt de mort progressif de la mixité sociale et même du logement social.

Vous nous avez exprimé vos exigences que votre situation soit étudiée et prise en compte en toute transparence. Avec vous, nous souhaitons poursuivre l’action pour faire appliquer le droit au logement pour tous.

Vous êtes concerné-e par une expulsion locative, vous connaissez une personne menacée d’expulsion, vous êtes solidaire des plus démunis. Vous êtes demandeur de logement social à Issy les Moulineaux depuis plusieurs années, vous êtes mal logé-e…

La Ligue communiste révolutionnaire (LCR), le Parti communiste français (PCF), les Verts, des citoyens mal-logés vous appellent à un

RASSEMBLEMENT AU METRO MAIRIE D’ISSY
JEUDI 24 AVRIL A PARTIR DE 18 HEURES
Venez témoigner et exprimer vos exigences

jeudi 17 avril 2008

Le service public est notre richesse !

150 000 jeunes qui sortent chaque année sans diplôme du système scolaire, une crise du logement sans précédent depuis les années 1950, des inégalités qui se creusent de façon dramatique, des enjeux environnementaux colossaux, le défi démographique, l’innovation et la croissance à la traîne… Dans un tel contexte, chercher à accroître l’efficacité de l’action publique, c'est mieux mettre en œuvre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

Cela exige que la satisfaction des besoins essentiels soit reconnue comme un droit fondamental. Cela implique le choix d’une société solidaire, la maîtrise des biens communs et l’activité efficace de Services publics indispensables au développement économique, social et culturel. Face à la montée des inégalités, ils sont garants de l'exercice effectif des droits.
L’intérêt général a besoin de personnels dont la qualification soit reconnue, présents sur tout le territoire et non de salariés interchangeables et corvéables à merci ; de solidarité et non de concurrence ; de stabilité et non de précarité ; de sens des responsabilités et non de docilité ; d’indépendance et non de soumission aux intérêts particuliers. Toutes choses que le statut des fonctionnaires, mis en œuvre depuis la Libération, a contribué à réaliser.

Mais ce n’est pas du tout ce à quoi nous assistons actuellement : de fusion en restructuration, d’externalisation en privatisation et de flexibilité en précarité, une vaste opération de destruction des fondements du Service public et de la Fonction publique s’accélère sous nos yeux. La « Révision générale des politiques publiques » (RGPP) est le plus récent développement de cette campagne dirigée par le gouvernement, encouragée par le patronat et menée par des cabinets privés. Elle s’attaque frontalement à l’ensemble de la Fonction publique d’État, Territoriale et Hospitalière. Comme déjà dans d’autres secteurs (Poste, EDF, télécommunications, transports…), cela signifie la détérioration organisée des services rendus au public, ouvrant la voie à la privatisation des activités les plus profitables, à la disparition de nombreuses autres.

Contrairement à ce qu’il prétend, le Président de la République n’a reçu aucun mandat pour remettre en cause ces acquis essentiels. Avec son gouvernement, il considère l’action publique comme une dépense, jamais comme une source de richesse. Creusant les déficits par sa politique fiscale, il veut réduire au maximum les dépenses d’intérêt général dans les secteurs de la famille, du logement, de la santé, de la solidarité, de l’emploi formation. Il refuse de répondre par des créations d’emploi à la situation critique de l’hôpital public. Il programme de nouvelles coupes claires dans les effectifs de fonctionnaires de l’Etat (160 000 suppressions en quatre ans). Il décharge l’État de nombreuses missions en les renvoyant vers les collectivités territoriales sans pour autant leur donner les moyens de développer de vrais services publics locaux et démocratiques, programmant le corsetage de l’emploi public territorial.

Comme l’a clairement résumé le Premier ministre le 10 octobre 2007 « La réforme de l’État supposera que chacun d’entre nous accepte qu’il y ait moins de services, moins de personnel, moins d’État sur son territoire. »

Nous ne l’acceptons pas !

Aux cotés des usagers, agents, élus, qui se battent quotidiennement pour le maintien et l’amélioration de services publics de proximité :

Nous sommes partisans d’une modernisation de la Fonction publique en réponse à l’évolution marchande, inégalitaire et destructrice de la société.

Nous voulons une véritable démocratisation de la décision, du contrôle et de l’évaluation associant citoyens et agents.

Nous voulons une réforme fiscale assurant un financement équitable et pérenne des missions de service public.

Nous réaffirmons que le statut des fonctionnaires est là pour garantir à tous les usagers la défense d’un intérêt général qui ne se réduit pas à la somme des intérêts particuliers.

Nous lançons un appel à une vaste mobilisation citoyenne pour mettre un terme à cette politique destructrice. Organisons un débat démocratique, sans a priori, sur les besoins en services publics, sur les rôles respectifs de l’Etat et des collectivités locales et la place des agents publics.

Contre la RGPP, rassemblons-nous autour des valeurs de solidarité, de justice et d’efficacité économique et sociale de tous les services publics.

Signer la pétition !

mercredi 16 avril 2008

Conseil municipal à Issy

Le Conseil municipal se réunira jeudi 17 avril, à 18 h 30, dans la salle multimédia "la Marseillaise" de l'Hôtel de Ville, sis 62 rue du Général Leclerc. Les séances du Conseil municipal sont publiques.

lundi 14 avril 2008

Passe Murailles, la publication du GENEPI

Passe-Murailles est la nouvelle revue du GENEPI, elle compte 6 numéros par an et a succédé à la « Lettre de GENEPI ».

Directeur de publication : Pierre Méheust
Responsable éditoriale : Eve Fitoussi
Rédactrice en chef : Claire Van den Bogaard

Pour contacter la rédaction : GENEPI – 12 rue Charles Fourier, 75 013 PARIS. publication@genepi.fr, 01 45 88 37 00

POUR VOUS ABONNER AU PASSE MURAILLES, CLIQUEZ ICI



Actualités :
- La rétention de sûreté : suite et fin ?
Dossier :
- Introduction
- Le droit des victimes
- Quelle place pour les victimes ? (Entretien avec Anne d’Hauteville)
- Le rôle de l’État dans les associations d’aide aux victimes
- Les victimes d’infractions sexuelles
- Enfants victimes/mineurs délinquants ?
- La victime dans le procès
- La justice restaurative
Rubrique culturelle :
- Nous avons lu pour vous
- Nous avons vu pour vous


Editorial de la revue Passe-Murailles n°12 – « Tous victimes ? »
Par Pierre Méheust, président du GENEPI

Oui, dans une certaine mesure, nous sommes tous les victimes de l’infraction parce que celle-ci
est une transgression du pacte social. En ce sens, porter atteinte à un individu, c’est risquer de mettre en péril l’équilibre de la société. C’est donc cette société qui se retournera à un moment contre l’auteur de l’infraction. On présente parfois le cadre juridique français comme indifférent aux victimes, la réalité est bien plus complexe. Par l’intervention de l’État (représenté par le Ministère public), la société semble prendre sur elle la douleur de la personne qui a été victime comme pour la décharger d’un poids trop lourd à porter. Le système juridique français et sa procédure pénale, inspirés du modèle inquisitoire, sont protecteurs de la personne victime bien plus qu’ils ne lui sont indifférents.

Mais avant d’entrer dans le coeur même du sujet, il est nécessaire d’étudier de plus près le contexte lexical qui nous permet de désigner la personne qui, à un moment, a subi un préjudice. On parle aujourd’hui de « la victime » ce qui permet de nommer facilement sans pour autant entrer dans la complexité nécessaire de la définition. De plus, le mot « victime » est susceptible d’être utilisé dans des contextes très différents. Enfin, puisque les mots ont un sens profond, on doit s’interroger sur la construction grammaticale qui fixe les victimes dans un éternel présent. En effet, à trop vouloir mettre en avant la légitime douleur de la personne, une simplification s’opère : on ne parle pas de la personne qui a été victime mais de la personne qui est victime. Le présent se prolonge alors indéfiniment et tout exercice de reconstruction devient impossible1. Refuser d’utiliser ce présent c’est, au contraire, resituer l’atteinte dans le temps, c’est tenter de donner une temporalité : un
commencement mais surtout une fin à l’effraction du lien social et du lien intersubjectif.

Depuis plus de 25 ans maintenant, la prise en considération dans le processus judiciaire de la personne qui a été victime s’est considérablement améliorée même s’il reste encore beaucoup à faire. L’influence de M. Badinter, Garde des Sceaux a été décisive sur le sujet, sa vision d’ensemble du Droit lui a permis de proposer des évolutions ambitieuses et progressistes. Il porte la loi d’abolition de la peine de mort devant le Parlement mais pourtant, la loi qui portera son nom est une loi de protection des personnes qui ont été victimes d’accidents. « Et j’en suis très fier » ne manque-t-il pas de faire remarquer. De plus, il a compris que l’aide aux victimes ne pourrait être abordée que dans un contexte global, par le droit bien sûr, mais aussi par la société civile. Il est à l’origine du développement des associations d’aide aux victimes et expliquait, lors du congrès des 20 ans de l’INAVEM (Institut national d'aide aux victimes et de médiation). « J’étais convaincu que ce qui convenait était de réussir à partir d’associations afin que cela pénètre en profondeur dans la société française ».


Dès lors que l’on est attaché au concept de Droit de l’Homme et de Libertés fondamentales, on
perçoit qu’il est ridicule de partitionner le Droit2. La création du juge des victimes et sa présentation par la Garde des Sceaux comme étant le pendant du juge de l’application des peines pour les détenus témoigne d’une partition du droit, d’une conception éclatée et sans cohérence de la Justice. Le GENEPI s’est déjà interrogé sur la question de la place de la victime dans le procès pénal. Nous étions arrivés à une prise de position (en juin 2005) qui mettait en exergue les dangers de l’amplification de la place de la partie civile dans le procès pénal au nom d’une inquiétante vision du procès comme « justice thérapie ». Nous nous étions inquiétés de ces plaidoiries de parties civiles allant jusqu’à aborder la peine et néanmoins nous défendions le développement des procédures d’aide et d’accompagnement : « L'attention portée à la victime ne doit pas passer par la recherche d'une condamnation sévère mais par une attention plus grande portée à sa détresse, une aide à se reconstruire. »

Dans son dernier livre, L’homme compassionnel (Seuil, 2008), Myriam Revault D’Allonnes s’interroge sur le sentiment de compassion, nouvelle forme de légitimité et nouveau moteur de l’action politique. Avec elle, nous nous inquiétons de la disparition du discours politique des notions d’inégalités ou d’injustices au profit d’un diktat de l’affect qui nous empêche de nous projeter dans l’avenir et d’envisager avec rationalité et sérénité les moyens d’atteindre l’équilibre qui caractérise la vie de la cité en paix.
1 On peut suggérer deux explications à cette simplification : d’une part, le surgissement de l’idée inconsciente de connotation sacrificielle de la victime (cf. R. Girard, La violence et le sacré, 1972 ou G. Rosolato, Le sacrifice, repères psychanalytiques, 1987) ; d’autre part, l’utilisation politique de la personne qui a été victime dans les dérives d’un jeu médiatique et politique compassionnel qui permettent de légitimer le politique lui-même et des projets de contrôle social fort.
2 On notera que ce n’est pas exactement la vision du Président de la République qui déclarait le 20 août 2007 : « Le premier des droits de l’homme à défendre, c’est le droit de la victime ».

Contre la surpopulation carérale


Numerus Circus, 6ème édition
Lundi 5 mai 2008 au théâtre des Bouffes du Nord

Soirée festive et militante contre la surpopulation carcérale en présence des Têtes Raides, de Lo’jo, de Marc Perrone, d’Albert Jacquard, de Bertrand Tavernier et de bien d'autres.

Tarif unique : 14 €
Location aux Bouffes du nord,
par téléphone au 01 46 07 34 50
et à la Fnac.

Les Bouffes du Nord
37 bis boulevard de La Chapelle
75010 Paris M° La Chapelle.

mercredi 9 avril 2008

Manifestation pour le pouvoir d'achat le 16 avril

La question du pouvoir d’achat est la principale préoccupation pour des millions de franciliens : le coût du logement, des transports, des soins, de l’éducation, de l’énergie, des achats au quotidien sont en constante augmentation et pèsent très
lourdement sur le budget des familles.
Avoir un travail et un salaire n’empêche plus aujourd’hui, en Ile-de-France, que des salariés, des retraités vivent dans leur voiture, dans la rue ou dans des foyers d’accueil, d’autres plongent dans l’exclusion. 10 % des franciliens (plus d’un million) vivent en dessous du seuil de pauvreté : Le travail et le salaire ne sont donc plus une garantie contre l’exclusion.
Cette situation a une cause principale : les salaires directs et indirects (couverture maladie, indemnisation du chômage et des accidents du travail, retraites…) sont trop bas !
Il faut casser l’idée reçue que les cotisations sociales seraient des « charges » supplémentaires alors que c’est un principe de solidarité mis en place pour
contribuer au financement des retraites, de la sécurité sociale, des accidentés du travail, etc.
La stagnation des revenus du travail, la hausse des prix conduisent les salariés du public comme du privé à s’organiser pour gagner de meilleures conditions de vie. Le patronat et le gouvernement doivent en tenir compte. Ces luttes doivent s’amplifier dans l’intérêt de tous.



Les organisations syndicales CGT, CFDT, FO, UNSA, SOLIDAIRES, FSU, CFTC
d’Ile-de-France s’engagent à se mobiliser dans les entreprises et appellent l’ensemble des salariés du public comme du privé à participer à la manifestation du mercredi 16 avril à 14 heures de la Préfecture de Région (Métro St François Xavier)
au Medef national (métro école militaire)

Tibet : les réfléxions

Ci-dessous deux articles sur les débats actuels concernant le Tibet : un de Lysiane Alezard (je partage complètement son analyse), un autre de Jean-Luc Mélenchon (qui selon moi, idéalyse un peu trop les jeux olympiques et sous-estime la répression chinoise, mais son analyse sur les actions actuelles est très intéressante).

Lysiane ALEZARD :

"Le Tibet fait depuis plusieurs semaines la une de l'actualité, mais il n'est pas sûr que la mobilisation médiatique fasse réellement avancer la cause mise en avant - la défense des droits de l'homme. La répression chinoise contre les autonomistes (dont fait partie le Dalaï Lama) ou indépendantistes tibétains est inacceptable, de même que la négation flagrante de leur droit à une langue, à une culture. Encore faudrait-il aussi mentionner les difficultés sociales, le taux de chômage élevé qui y règnent pour mieux expliquer et mieux comprendre la raison des émeutes qui se sont produites sur place début mars.

La Chine bafoue les droits de l'homme, mais pas seulement au Tibet. Les Ouïgours, musulmans, en subissent eux aussi les frais. De même que les paysans et plus généralement les salariés dont les droits sont réduits à portion congrue. Enfin, les opposants au régime, notamment des journalistes, des intellectuels, ont vite fait de se retrouver en prison. De tous ceux-ci, on ne parle aucunement dans la fièvre actuelle.

Alors pourquoi le Tibet ? La figure du Dalaï Lama, prix Nobel de la Paix, y est pour beaucoup, encore qu'on lui prête des velléités indépendantistes qu'il n'a pas, pas plus qu'il ne souhaite remettre en cause la tenue des JO à Pékin. On peut toutefois penser qu'il est assez facile de vilipender la Chine, super-puissance émergeante, et de lui donner des leçons, plutôt que d'essayer de faire avancer les choses par le dialogue, même ferme.

Je regrette personnellement que le déchaînement médiatico-politique du moment n'ait pas lieu dans d'autres cas où l'indépendance d'un peuple est complètement bafouée, où les droits élémentaires sont niés. Je pense à la Tchétchénie, au peuple irakien, et bien sûr à la Palestine. Là-bas, les colonies ne cessent de gagner du terrain, des civils dont de nombreux bébés et enfants sont massacrés, des terres sont pillées et saccagées. Mais le silence y est assourdissant. Pas de Reporters sans frontières, pas de Rama Yade ni de Carla Bruni.

Alors défendons les droits de l'homme partout dans le monde, ne laissons nulle part bafouer le droit international. Cela passe par une toute autre politique internationale, fondée sur les coopérations, le développement et le désarmement.
"


Jean-Luc MELENCHON :

"Je ne suis pas communiste chinois. Je ne le serai jamais. Mais je ne suis pas d’accord avec les manifestations en faveur du boycott des jeux olympiques. Je ne suis pas d’accord avec l’opération de Robert Menard contre les jeux olympique de Pékin. Je ne suis pas d’accord avec la réécriture de l’histoire de la Chine à laquelle toute cette opération donne lieu. Je ne partage pas du tout l’enthousiasme béat pour le Dalaï lama ni pour le régime qu’il incarne. Pour moi, le boycott des jeux est une agression injustifiée et insultante contre le peuple chinois. Si l’on voulait mettre en cause le régime de Pékin il fallait le faire au moment du choix de Pékin pour les jeux. Il ne fallait pas permettre à la Chine d’être candidate. Il fallait le dire en Chine. Ce qui se fait est une insulte gratuite et injustifiée contre les millions de chinois qui ont voulus et préparent activement les jeux. Pour moi il flotte un relent nauséabond de racisme sur cette marmite !
UN PRETEXTE
Si un boycott devait être organisé, dans une logique agressive conséquente, ce n’est pas celui du sport qui est un moment d’ouverture et de fraternisation. Pourquoi pas plutôt celui des affaires et de la finance? Naturellement aucun des activistes mondains actuels ne le propose ni n’entreprend quoique ce soit dans ce sens. Si l’on devait vraiment se facher avec le gouvernement chinois, pourquoi le minimum de ce qui se fait dans les relations normales entre les nations ne se fait-il pas à cette occasion? Le président de la République chinoise (combien de protestataires se soucient de savoir comment il s’appelle ?) a-t-il été approché ? Lui a –ton demandé quelque chose ? Quoi ? Qu’a-t-il répondu ? Le premier ministre (combien se sont préoccupés de connaitre son nom ?) a-t-il été interpellé ? L’ambassadeur de Chine en France a-t-il été reçu et a-t-on eu un échange avec lui ? Qui s’en soucie ? Avec une morgue ressemblant a du racisme, on proteste contre un gouvernement dont on ne cite pas le nom des dirigeants, et dont on fait comme s’il n’existait pas? Pourquoi sinon parce qu’on pense par devers soi qu’il n’en est pas vraiment un. La superbe occidentale nie jusqu’au nom des gouvernant qui dirigent un peuple de un milliard quatre cent millions de personnes que l’on croit assez veules pour être maitriser par une simple police politique! D’une façon générale je ressens, en voyant tout cela, l’écho du mépris des colons qui ont imposé en leur temps les armes à la main l’obligation pour les chinois de faire le commerce de l’opium ! Si la volonté est d’affronter le régime politique de Pékin, aucun des moyens employés n’est de nature à modifier quoique ce soit d’autre que l’opinion occidentale déjà totalement formatée sur le sujet.
Donc les évènements du Tibet sont un prétexte. Un prétexte entièrement construit à l’usage d’un public conditionné par la répétition d’images qui visent à créé de l’évidence davantage que de la réflexion. Exemple : seule l’enquête « d’arrêt sur image » rapporte que les « évènements du Tibet » ont commencé par un pogrom de commerçants chinois par des « tibétains ». Dans quel pays au monde de tels évènements restent-ils sans suite répressive ? La vie d’un commerçant chinois a-t-elle moins de valeur que celle du manifestant « tibétain » qui l’assassine à coups de bâton dans la rue ? Bien de l’amitié pour les tibétains n’est qu’une variante nauséabonde du racisme contre les chinois. Elle se nourrit de tous les fantasmes que l’ignorance favorise. Que la répression ait été lourde est peut-être avéré. Comment l’apprécier ? Les seuls chiffres rabachés sont ceux du « gouvernement tibétain en exil ». Pourtant le gouvernement chinois, si j’ai bien entendu, annonce lui-même un nombre de blessés et de morts qui permet de comprendre qu’il y a eu une situation grave et sérieuse que les autorités admettent. Dans n’importe quelles circonstances ont essaierait de comparer les informations. On essaierait de comprendre l’enchainement des faits. Sinon autant dire que le gouvernement français de l’époque a ordonné de pousser deux jeunes dans un transformateur électrique à Clichy Sous Bois au motif qu’il avait alors une politique de main dure face aux banlieues. Personne n’oserait avancer une bêtise aussi infâme. Dans les émeutes urbaines américaines la répression a aussi la main lourde. Tout cela n’excuse rien. Mais cela permet de mettre des évènements en relation de comparaison.

UN PERSONNAGE SUSPECT
J’exprime les plus nettes réserve à propos de l’action politique de monsieur Robert Ménard, proncipal organisateur des manifestations anti chinoises. A présent, à propos du Tibet et des jeux olympiques, on ne voit que Robert Ménard. Il parle, parait il, au nom de « Reporters sans frontière ». Cette association est réduite à la personne de Robert Ménard. Bien des anciens membres du conseil d’administration pourraient en dire long au sujet des conceptions démocratiques de monsieur Ménard dans sa propre association. Quand je me suis trouvé sur le plateau de radio à France Culture où l’on m’interrogeait sur le sujet du Tibet et des jeux Olympiques, messieurs Marc Kravetz et Alexandre Adler sont restés silencieux quand j’en suis venu au rôle de monsieur Menard. Ils ne peuvent être soupçonnés de chercher à me complaire… Hors micro, les deux, exprimaient des réserves marquées sur les méthodes du personnage de Robert Ménard. Maxime Vivas a établi une analyse documentée extrêmement inquiétante sur ce personnage et ses sources de financements. Quoiqu’il en soit, il semble qu’il remplace aussi dorénavant les syndicats de journalistes, l’association internationale des droits de l’homme, Amnesty et ainsi de suite. Parfois même il remplace le Dalaï lama. Robert Menard milite pour le boycott des jeux et ce que ne fait pas le Dalaï lama. Celui-ci dit au contraire que le peuple chinois mérite les jeux. Robert Ménard est un défenseur des droits de l’homme à géométrie variable. A-t-il mené une seule action, même ultra symbolique, quand les Etats unis d’Amérique ont légalisé la torture ? A-t-il mené une seule action pour que les détenus de Guantanamo soient assistés d’avocat ? Robert Menard a un comportement qui soulève des questions sérieuses au sujet des motivations de son action.
LE REGIME THEOCRATIQUE EST INDEFENDABLE
A propos du Tibet. Le Tibet est chinois depuis le quatorzième siècle. Lhassa était sous autorité chinoise puis mandchoue avant que Besançon ou Dôle soient sous l’autorité des rois de France. Parler « d’invasion » en 1959 pour qualifier un évènement à l’intérieur de la révolution chinoise est aberrant. Dit-on que la France a « envahi » la Vendée quand les armées de notre République y sont entrées contre les insurgés royalistes du cru ? Le Dalaï Lama et les autres seigneurs tibétains ont accepté tout ce que la Chine communiste leur proposait et offrait, comme par exemple le poste de vice président de l’assemblée populaire que « sa sainteté » a occupé sans rechigner. Cela jusqu’au jour de 1956 où le régime communiste a décidé d’abolir le servage au Tibet et régions limitrophes. Dans une négation des traditions, que j’approuve entièrement, les communistes ont abrogé les codes qui classaient la population en trois catégories et neuf classes dont le prix de la vie était précisé, codes qui donnaient aux propriétaires de serfs et d’esclaves le droit de vie, de mort et de tortures sur eux. On n’évoque pas le satut des femmes sous ce régime là. Mais il est possible de se renseigner si l’on a le coeur bien accroché. L’autorité communiste a mis fin aux luttes violentes entre chefs locaux du prétendue paradis de la non violence ainsi qu’aux divers châtiments sanglants que les moines infligeaient à ceux qui contrevenaient aux règles religieuses dont ils étaient les gardiens. La version tibétaine de la Charria a pris fin avec les communistes. La révolte de 1959 fut préparée, armée, entretenue et financée par les USA dans le cadre de la guerre froide. Voila ce qu’il en est des traditions charmantes du régime du Dalaï Lama avant les communistes et de l’horrible « invasion » qui y a mis fin. Depuis la scolarisation des enfants du Tibet concerne 81% d’entre eux là où il n’y en avait que 2% au temps bénis des traditions. Et l’espérance de vie dans l’enfer chinois contemporain prolonge la vie des esclaves de cette vallée de larmes de 35, 5 à 67 ans. En foi de quoi l’anéantissement des tibétain se manifeste par le doublement de la population tibétaine depuis 1959 faisant passer celle-ci de un million à deux millions et demi. Pour tout cela, la situation mérite mieux, davantage de circonspection, plus de respect pour les chinois que les clichés ridicules que colportent des gens qui ne voudraient ni pour eux, ni pour leur compagne ni pour leurs enfants d’un régime aussi lamentable que celui du roi des moines bouddhistes du Tibet. A l’heure actuelle je n’éprouve aucune sympathie pour « le gouvernement en exil du Tibet » dont sa sainteté est le décideur ultime sur pratiquement toutes les questions, où siège un nombre de membres de sa famille qu’il est tout à fait inhabituel de trouver dans un gouvernement, même en exil, sans parler de leur présence aux postes clefs de la finance et des affaires de cet exil. Je respecte le droit de sa sainteté de croire ce qu’elle veut et à ses partisans de même. Mais je m’accorde le droit d’être en désaccord total avec l’idée de leur régime théocratique. Je suis également hostile à l’embrigadement d’enfants dans les monastères. Je suis opposé à l’existence du servage. Je suis laïque partout et pour tous et donc totalement opposé à l’autorité politique des religieux, même de ceux que l’album "Tintin au Tibet" a rendu attendrissants et qui ne l’ont pourtant jamais été. Je désapprouve aussi les prises de position du "roi des moines" contre l’avortement et les homosexuels. Même non violentes et entourées de sourires assez séducteurs, ses déclarations sur ces deux sujets sont à mes yeux aussi archaïques que son projet politique théocratique. Je n’ai jamais soutenu l’Ayatollah Khomeiny, même quand j’étais contre le Shah d’Iran. Je ne soutiens pas davantage ni n’encourage le Dalaï Lama, ni dans sa religion qui ne me concerne pas, ni dans ses prétentions politiques que je désapprouve ni dans ses tentatives cecessionistes que je condamne. Je demande: pourquoi pour exercer sa religion et la diriger le Dalaï Lama aurait-il besoin d’un Etat ? Un Etat qui pour être constitué demanderait d’amputer la Chine du quart de sa surface! Son magistère moral et religieux actuel souffre-t-il de n’être assis sur aucune royauté ?
FAUTEUR DE GUERRE
En ce qui concerne le droit international et la géopolitique, le dossier du Tibet tel que présenté par ses partisans est un facteur de violences, de guerres et de déstabilisation aussi considérable que celui des Balkans. Quel genre de Tibet est défendu ? Le "grand Tibet" incluant des régions comme le Yunnan et le Sichuan, sur les territoires des anciens seigneurs de la terre où sont organisés des troubles en même temps qu’à Lhassa ? Bien sur, aucun de ceux qui s’agitent en ce moment ne se préoccupe de savoir de quoi il retourne à ce propos. Rien n’indique mieux le paternalisme néo colonial ni le racisme sous jacent à l’enthousiasme pro tibétain que l’indifférence à ces questions qui mettent en cause la vie de millions de personnes et des siècles d’histoire et de culture chinoise.
J’ai lu que les athlètes français porteraient un maillot avec une déclaration un peu passe partout qui est présentée comme une protestation politique . Je sais très bien que l’inscription "pour un monde meilleur" ne mange pas plus de pain là bas qu’ici. Mais elle sera certainement vécue par les chinois du commun comme un acte injurieux si son motif pro dalai lama est connu. Peut-être est-il cependant aussi un peu hors limite des règles du sport international. Souvenons nous que la ligue européenne de natation a exclu des championnats d’europe de natation le nageur serbe Milorad Cavic parce qu’il portait lors des remises de médailles un teeshirt sur lequel était écrit: "le Kosovo est serbe". Cela fera-t-il jurisprudence? Les champions français qui porteront un slogan annoncé comme politique seront-ils interdits de jeux? Bien sur que non! Puisque le but c’est justement que le Tibet soit au chinois ce que le Kosovo a été aux serbes. Mais comme cela n’a rien de comparable, à part la volonté de dépeçage de l’ennemi et la mise en scène médiatique, il est fort probable que cela finisse à la confusion des agresseurs. Je le souhaite. Je suis un ami de la Chine. Et je sais que l’intéret de mon pays et ses valeurs ne sont pas du côté où l’on voudrait les entrainer.
"

mardi 8 avril 2008

Pétition en faveur de Rodolphe Juge

Défendons Rodolphe, victime de la répression policière

Rassemblement le 17 avril à 9h devant le Palais de Justice de Paris Un préavis de grève est déposé

Le mouvement contre la suppression des postes et toutes les mesures de destruction de l’Education Nationale a pris ces dernières semaines de l’ampleur avec l’arrivée massive des lycéens dans la mobilisation. Lors de la manifestation parisienne du jeudi 3 avril 2008 La police, sans doute dépassée par une mobilisation spontanée des élèves rejoignant la mobilisation unitaire des enseignants, a procédé à des provocations et à des arrestations arbitraires. « Rodolphe Juge, enseignant au Lycée Denis Papin à la Courneuve (93), militant de la CGT-Educ’Action, qui avait encadré la manifestation, a été arrêté par la police avec 5 autres manifestants. Conduits au commissariat de police du VIIe arrondissement, ils ont été placés en garde à vue. La CGT s’élève contre l’arbitraire des forces de l’ordre et la répression anti-syndicale ».

Plusieurs témoignages attestent qu'il a été arrêté arbitrairement et san aucune raison. La forte mobilisation du vendredi 4 avril devant le Palais de Justice de Paris a permis sa libération mais il reste accusé de « violences volontaires », l’affaire a été renvoyée au jeudi 17 avril. Nous vous appelons à un rassemblement et au dépôt des pétitions devant le Palais de justice de Paris La répression contre les lycéens et les personnels ne saurait constituer un mode de gouvernement. La mobilisation de la jeunesse sur son avenir mérite qu’on réponde sur le fond, sur les revendications.

Pétition à signer : http://cgteduc.creteil.free.fr/uasen/spip.php?article1248

Source : CGT éducation

ALERTE : Patrick Devedjian a encore frappé !

Communiqué des élus communistes du conseil général du 92 :

Après les associations d’aide alimentaire, les associations de soutien à la parentalité, cette fois ce sont les femmes et les immigrés qui font les frais des choix politiques de P. Devedjian !

Vendredi 11 avril, le conseil général des Hauts-de-Seine débattra de son budget 2008 et des subventions aux associations du département. Or cette année, les subventions aux Associations de Soutien aux Travailleurs Immigrés situées à Colombes, Sèvres et Vanves, et à l’association Femmes Solidaires sont supprimées. Les motifs sont fallacieux : « les actions de l'association sont éloignées des priorités de la direction de l'insertion et du développement social » pour les premières, « le cg finance plusieurs associations dans le cadre du programme Femmes Victimes de violence, qui assurent tous les jours des permanences téléphoniques, répondent ainsi aux problématiques citées en objet de la demande » pour la seconde.

Il s’agit en réalité d’un déni de démocratie dans le monde associatif : en supprimant une part importante de leurs financements, c’est les actions des associations, la diversité de l’engagement citoyen et les liens sociaux tissés dans les quartiers qui sont menacés.

Pour demander le maintien de ces subventions les Conseillers généraux communistes et citoyens, socialistes et verts, avec les associations vous convient à une conférence de presse Mercredi 9 avril à 17 heures hôtel du département salle 3.37, 3e étage.

Répulsif anti-jeunes



SOURCE : L'actualité en patate, http://vidberg.blog.lemonde.fr/

lundi 7 avril 2008

Devenez membre de l'une des meilleures assos étudiantes du monde...en toute objectivité !



Si vous souhaitez adhérer à l'association GENEPI (groupement national étudiant d'enseignement aux personnes incarcérées ) pour intervenir pendant l'été 2008, et si vous venez du Centre :

Contactez-nous directement au 06.24.42.13.47 ou au 06.80.26.15.52, ou par mail à idfc@genepi.fr , afin que nous vous transmettions les coordonnées des groupes locaux

Si vous souhaitez adhérer à l'association pour intervenir pendant l'été 2008, et si vous venez d'Ile-de-France :

Venez assister à l'une des réunions d'information organisées à ces dates :

# jeudi 17 avril

# vendredi 25 avril

# lundi 28 avril

# mardi 6 mai

Elles auront toutes lieu à 20h précises à cette adresse :

Maison des Initiatives Etudiantes
50, rue des Tournelles
75003 Paris
(métro Bastille)

Non aux jeunes !

Le Parisien daté du 2 avril, révèle la commercialisation d’un répulsif sonore anti-jeune en France depuis plusieurs mois. Le quotidien précise que des bailleurs sociaux des syndics, mais aussi des municipalités envisagent de s’en équiper. Après le spray anti-SDF, le boitier anti-jeune vient allonger la liste honteuse des répulsifs destinés à exclure des catégories de la population de certains lieux. Cette façon de traiter les jeunes comme des parasites est non seulement choquante, mais elle est aussi dangereuse car elle crée les conditions techniques de politiques locales de ségrégation.

Elles portent atteinte aux libertés, et visent à remplacer l’action publique de prévention par un armement technologique individuel qui revient à faire sa propre loi. De telles armes de dissuasion urbaine doivent être interdites dans les plus brefs délais.

SOURCE : le site du Parti communiste français

Paris Métropole, quel avenir ?


Le mardi 18 mars, Christian Blanc a été nommé secrétaire d'Etat au développement de la région capitale. Cela relance le débat sur ce que l'on appelle improprement le « Grand Paris », je préfère pour ma part « Paris métropole ». Cette dernière notion montre l’importance d’un partenariat renforcé entre Paris et sa Banlieue.

Ce débat se développe de façon accéléré. Mais les discussions se concentrent sur des enjeux de pouvoirs et de rivalités. Il est important de recentrer le débat pour que notre métropole soit plus solidaire, et qu’elle permette également un développement économique dont les retombées (économiques et sociales) bénéficient à tous et toutes.

Renforcer l'intercommunalité ? Renforcer les pouvoirs du Conseil Régional ?

La gauche de transformation doit prendre part au débat. Cette question ne doit pas être confisquée par N.Sarkozy.

Afin d’enrichir la réflexion, je vous conseille la lecture de deux blogs, celui de Pierre Mansat (Adjoint à la Mairie de Paris), et celui de François Labroille (Conseiller régional d’IDF).

Quelques citations :

"Paris et les Hauts-de-Seine concentrent 80 % de la taxe professionnelle. Il faut revoir les mécanismes de solidarité. Pour que les communes pauvres puissent se développer" Bertrand. Delanoë

"Si le gouvernement veut nous aider à faire mieux, M. Blanc devra dégager les moyens financiers pour les transports, le logement, la recherche et l'innovation que nous réclamons depuis plusieurs années." Huchon

Le Tibet libre !


Le programme officiel du lundi 7 avril 2008, sur le parvis des droits de l'homme au Trocadéro à Paris, à partir de 11h:

Une fois que les manifestants seront regroupés au Trocadéro, la cérémonie va commencer par le chant de l'Hymne national tibétain.

A 12h15, Monsieur Thupten GYATSO, Président de la Communauté tibétaine de France, va présenter le déroulement de cette journée de mobilisation citoyenne de solidarité.
Les personnalités suivantes vont prendre la parole:

Monsieur Lionel LUCAS, Président du Groupe d'études sur le Tibet à l'Assemblée nationale.
Monsieur Patrick BLOCHE, Vice-Président du Groupe d'études sur le Tibet à l'Assemblée nationale.
Monsieur Jean-Louis BIANCO, membre du Groupe d'études sur le Tibet à l'Assemblée nationale.
Madame Corinne LEPAGE, Députée (MODEM.)
Monsieur Dominique TIAN, Député de Paris (UMP).
Monsieur FOLLIOT, Député (Nouveau Centre).
Monsieur Robert MENARD, Secrétaire général de RSF
Madame Claude B. LEVENSON, écrivain.
Madame Irène FRAIN, écrivain.


A 13h30, une conférence de presse aura lieu sur place.

A 14h30 des Artistes français et des Tibétains donneront un concert en hommage au peuple tibétain.

A 16h45 le cortège va partir du Trocadéro pour rejoindre le Mur de la Paix au Champ de Mars.

Enfin, des prises de parole de différents participants suivies d'une veillée aux bougies à la mémoire des victimes tibétaines de la répression chinoise au Tibet.

A 19h45, fin de la manifestation.

Le vote en prison...

Aucun effort n’a été fait pour favoriser le droit de vote des détenu-e-s pour les élections municipales et cantonales. Aucun isoloir n’a été installé en détention pour ces élections. Pourtant, permettre l’effectivité du droit de vote en prison a un double objectif. En effet, cela permet de renforcer l’intérêt des détenu-e-s pour l’exercice de la citoyenneté et celui des élu-e-s pour l’univers carcéral.


Petit récapitulatif des droits électoraux en prison
Les prévenus (détenus non jugés définitivement) jouissent de la totalité de leurs droits électoraux. Les détenus ayant été condamnés depuis le 1er mars 1994 ne peuvent plus se voir supprimer le droit de vote de façon automatique. Pour être interdit de vote, ils doivent avoir été condamnés à une peine complémentaire interdisant l’exercice de tout ou partie de leurs droits civiques. Cependant, il existe deux exceptions à cette règle : la suppression du droit de vote est automatique en cas de condamnation pour manquement au devoir de probité ou atteinte à l’administration publique (corruption, soustraction et détournement de biens...). Pour les détenus qui ont été condamnés avant le 1er mars 1994, l’incapacité électorale continue de jouer automatiquement en cas de condamnation pour crime, condamnation à une peine d’emprisonnement supérieure à un mois prononcée avec sursis pour certains délits comme le vol, l’attentat aux mœurs ou l’escroquerie, condamnation à plus de trois mois d’emprisonnement sans sursis ou plus de six mois avec sursis.
Il faut préciser que l’interdiction des droits civiques fixée par la décision de condamnation ne peut excéder une durée de dix ans en cas de condamnation pour crime et d’une durée de cinq ans en cas de délit.

Comment voter en prison ?
Toute personne détenue, qui est radiée des listes électorales de la commune où elle avait sa résidence avant son incarcération, peut demander, par courrier ou par l’intermédiaire d’une tierce personne munie d’une procuration manuscrite, son inscription sur les listes de la commune où l’établissement pénitentiaire est implanté, à condition d’y résider depuis au moins six mois consécutif depuis la clôture des listes électorales.

Puis, les détenu-e-s doivent être en principe informé-e-s par le directeur de la prison, de leur possibilité de voter par procuration, ou alors le directeur fait installer des bureaux de vote.

Malgré les possibilités existantes, les détenu-e-s vont être exclu-e-s encore une fois de la vie citoyenne.

jeudi 3 avril 2008

Samedi 5 avril : manifestation nationale


MANIFESTATION NATIONALE le samedi 5 avril 2008 au départ de Place d’italie (Paris 13è) à 14H30

La France, c’est celles et ceux qui y vivent La xénophobie d’Etat tue les droits de tous Français, immigrés égalité - solidarité !



Autour de ces thèmes, RESF, UCIJ (Unis contre une immigration jetable) et les Collectifs de sans papiers organisent une manifestation nationale le samedi 5 avril.

Et tant d’autres atteintes aux libertés de tous... Français-Immigrés : égalité et solidarité ! La société démocratique et solidaire à laquelle nous aspirons exige : +La suppression du ministère de «l’identité nationale» +L’arrêt de la chasse aux sans-papiers, l’arrêt des expulsions et la fermeture des centres de rétention +L’arrêt des poursuites contre les soutiens des sans-papiers +L’abandon des projets de juridiction spéciale pour les étrangers et les quotas +Le droit au logement, à la santé, à l’éducation et au travail pour toutes et tous +La régularisation des sans papiers +Une politique d’accueil des étrangers leur permettant de vivre dignement en France +La mise en oeuvre d’une autre politique européenne, à l’opposé de l’Europe forteresse