dimanche 25 mai 2008

L’alternative à gauche : consultez, signez l’appel et débattez !


PAR Politis.fr

Plusieurs milliers de signataires d’horizons divers se mobilisent avec Politis pour la création d’un cadre permanent à l’intérieur duquel les forces de gauche sociale et écologiste pourraient mener le débat. Profitez de notre forum, au bas de cet article, pour esquisser les suites à donner à cet appel et nous faire part de vos idées et propositions d’action. Les meilleures contributions seront retenues et mises en avant dans Politis.

Signez l'appel

Nous célébrons l’anniversaire de Mai 68. Le temps n’est toutefois ni aux commémorations, ni à la nostalgie.

La planète s’est profondément transformée. Le capitalisme se fait toujours plus prédateur. Les émeutes de la faim sont le corollaire de l’enrichissement indécent d’une minorité de privilégiés. Les crises financières s’enchaînent, et une catastrophe écologique se dessine. Bousculée par un nouveau totalitarisme de marché, la démocratie s’étiole.

C’est à la refondation d’une politique d’émancipation qu’il importe de s’atteler.

En France, le sarkozysme se heurte déjà à la résistance du pays. Dans les entreprises du secteur privé, dans les services publics, à l’école, d’amples mobilisations se font jour.

À quarante ans de distance, deux questions se reposent à nous : quelles perspectives offrir à la colère sociale ? Comment la volonté de changer radicalement l’ordre des choses peut-elle redonner majoritairement le ton à gauche ?

À cet égard, chacun hélas peut le constater, il manque toujours une force incarnant un projet alternatif.

Du côté de la majorité dirigeante du Parti socialiste, les volontés hégémoniques se confirment, et avec elles les tendances au renoncement social-libéral, inspirées des exemples de MM. Blair ou Prodi. Mais la gauche de transformation sociale et écologiste ne doit pas, elle, s’accommoder d’un statu quo qui lui interdit d’espérer changer en profondeur la donne politique.

La menace du bipartisme devient plus forte, avec son choix mortifère ramené à deux variantes de l’adaptation au libéralisme. Tout cela peut nous conduire à des désastres comme celui que vient de connaître la gauche italienne, incapable d’empêcher le retour de Berlusconi aux affaires et littéralement disloquée.

Les municipales et les cantonales viennent pourtant de prouver qu’il existe ici un espace comparable à celui révélé par Die Linke en Allemagne ou d’autres expériences similaires en Europe. Faute de convergence entre des traditions et des cultures jusqu’ici séparées, faute de prendre en compte l’apport des mouvements sociaux et citoyens ayant émergé depuis plusieurs années, le champ des possibles demeurera inévitablement limité : aucune force constituée ne peut rassembler autour d’elle seule.

Les échecs passés nous instruisent des difficultés de l’entreprise. Nous n’en restons pas moins convaincus que c’est le seul horizon porteur d’avenir.

Un cadre permanent pour faire front

Nous en appelons donc à l’affirmation d’une gauche enfin à gauche. Qui n’oublie plus la nécessité de redistribuer les richesses. Qui soit en phase avec les aspirations des salariés, avec ou sans papiers, des quartiers populaires, des jeunes. Qui conjugue urgence sociale, urgence démocratique et urgence écologique. Qui permette au peuple d’exercer sa souveraineté dans tous les domaines. Qui place l’égalité entre hommes et femmes au cœur de son projet. Qui milite pour un nouveau mode de production et de consommation, soutenable et respectueux des équilibres écologiques. Qui promeuve la construction d’une autre Europe et de rapports de codéveloppement avec le Sud. Qui devienne, ce faisant, une véritable force.

Militants politiques, acteurs du mouvement social et culturel, nous pouvons dès à présent agir de façon coordonnée. Sans préalable sur les engagements des uns et des autres, construisons un cadre permanent qui nous permette, ensemble, nationalement et localement, de réfléchir aux moyens d’une vraie réponse politique aux attaques de la droite et du Medef et d’aborder les grands rendez-vous qui s’annoncent. D’ici l’été, que chacun et chacune se saisisse de cette proposition sur le terrain. Et retrouvons-nous à l’occasion d’un grand rendez-vous national en septembre, afin de prolonger ces échanges.

Pour une gestion publique de l’eau en banlieue



tribune libre parue dans l'Humanité du 24 avril 2008

par Jacques Perreux et Marc Laimé, journaliste,
Les dernières élections municipales ont permis de mettre en débat dans de nombreuses villes l’enjeu de la gestion de l’eau. Et beaucoup d’équipes, aujourd’hui en place, se sont engagées en faveur d’une gestion publique et citoyenne de l’eau.
C’est le cas à Paris, à Toulouse et dans de nombreuses villes de banlieue parisienne où le contrat du SEDIF (Syndicat des eaux de l’Île-de-France) qui regroupe 144 communes, confié à Veolia (anciennement Compagnie générale des eaux) depuis 1923, arrive à expiration le 31 décembre 2010. À l’issue du scrutin de mars, le rapport des forces politiques au sein du syndicat a sensiblement évolué en faveur de la gauche :

70 villes sont dirigées par la droite,

67 par la gauche, 3 par le Modem

et 4 par des équipes sans étiquette.

Si on retient l’hypothèse que, lorsqu’on est de gauche, on se prononce normalement pour une gestion publique de l’eau, et si on y ajoute que des élus de droite ont pris position pour cette option, il est clair qu’une véritable opportunité est ouverte. Elle ne doit pas être gâchée. Depuis des années, de nombreuses forces - associations, collectifs de citoyens et élus - sont mobilisées sur cet enjeu. Elles le font à partir de raisons diverses :

- des positions philosophiques, parce que l’eau, en tant que don de la nature et bien commun, se doit d’être gérée ensemble, avec comme seul objectif l’intérêt général ;

- des préoccupations sociales, parce que, évidemment, lorsqu’il n’y a pas besoin de rémunérer des actionnaires, toujours plus gourmands, le prix de l’eau facturé à l’usager est moins élevé ;

- des engagements écologiques, parce que, pour la protection de la ressource, de la biodiversité et de la santé, le bon principe de précaution est de ne pas déléguer la gestion de l’eau et de favoriser l’implication citoyenne ;

- des dimensions altermondialistes, parce que les peuples qui luttent pour maîtriser la gestion de leurs ressources trouveraient, face aux multinationales françaises de l’eau, un point d’appui dans la republicisation de l’eau en France même.

Ces forces, qui se mobilisent pour l’une de ces raisons ou pour toutes à la fois, ont aujourd’hui besoin de mutualiser leurs actions, de se coordonner pour établir une stratégie commune. Les succès des débats, l’écho des actions, l’impact des enquêtes de l’UFC-Que choisir sur les bénéfices astronomiques réalisés dans le domaine de l’eau, l’audience des émissions de radio et de télé consacrées à ce sujet, expriment des exigences fortes de nos concitoyens, qui doivent se traduire dans la direction et le mode de gestion du SEDIF. Les tenants du libéralisme perçoivent ce mouvement, s’en inquiètent et cherchent la parade. Les intérêts financiers en jeu sont considérables, et on peut supposer que dans le domaine de l’eau les lobbies ne sont pas moins actifs que dans celui des OGM, dénoncés dernièrement par des parlementaires de droite.

Par ailleurs, c’est le maire (Nouveau centre) d’Issy-les-Moulineaux,

André Santini, qui préside le SEDIF depuis vingt-cinq ans. On connaît sa propension à confier au privé la gestion de tout, y compris celle des ressources humaines de sa ville. On devine que ce n’est pas son amour pour le service public qui l’a fait devenir secrétaire d’État à la Fonction publique, étroitement associé au pilotage de la révision générale des politiques publiques (RGPP), qui traduit une remise en cause sans précédent du service public. Revendiquant ouvertement le cumul des fonctions,

André Santini est aussi le président de l’Agence de l’eau Seine Normandie, dont le vice-président est un dirigeant de Veolia… On a beau être une « grosse tête », outre la charge de travail, le cumul en question ne profite ni à l’eau ni à la démocratie.

Depuis l’été 2006 le SEDIF a engagé une étude du futur mode de gestion du syndicat, à l’expiration de l’actuel contrat qui le lie à Veolia. Les nouveaux délégués issus des élections municipales éliront leur bureau et leur président le 15 mai prochain. Ils seront consultés dès cet été sur le futur mode de gestion du syndicat, et il est prévu qu’ils décident dès octobre 2008 de choisir une gestion publique ou privée pour l’avenir. Cette précipitation soulève nombre d’interrogations. Ces délégués pourront-ils émettre un avis éclairé, en un laps de temps aussi bref, sur des dossiers d’une grande complexité technique ? La procédure mise en oeuvre depuis l’été 2006 présente-t-elle toutes les garanties d’objectivité ? Avant de se prononcer, il apparaît indispensable de se donner les moyens d’une véritable contre-expertise des différentes options de gestion. Les enjeux sociétaux et environnementaux de la gestion de l’eau en Île-de-France sont d’une telle ampleur qu’ils appellent un examen serein et objectif d’évolutions dont la maîtrise ne peut être abandonnée ni à un courant politique, ni à une coalition d’intérêts privés. Porteurs des attentes exprimées par leurs concitoyens qui les ont élus, les nouveaux délégués du SEDIF ont l’occasion de refonder un nouveau pacte démocratique et citoyen autour d’un enjeu essentiel. En lien avec une mobilisation qui monte en puissance (1), la refondation d’un nouveau pacte démocratique et citoyen autour de l’eau serait ainsi à portée de main.

(*) En charge de l’eau,

de l’assainissement, des énergies renouvelables et du développement durable.

(1) Une coordination regroupant citoyens, associations et élus attachés

à la promotion d’une gestion soutenable, démocratique et citoyenne du service public de l’eau est en cours de constitution en Île-de-France.

Par Jacques Perreux, vice-président du conseil général du Val-de-Marne,

samedi 17 mai 2008

Dimanche 18, 13h30 : manifestation pour une éducation nationale ambitieuse !

dimanche 18 mai 2008
13h30 - Paris 2e - manifestation nationale pour la défense du Service Public d’Éducation


Départ à 13h30 de la place de l'Opéra pour aller place de la Bastille par les Grands Boulevards


Manifestation nationale

à l'appel de l'ensemble de l'éducation nationale, de la maternelle au lycée
appels de la FSU, SNUIPP, SNES, FCPE ....

Casse toi pauvre con : le clip !

Sarkozy : casse toi pauvre con LE CLIP !!!
Vidéo envoyée par toine501

vendredi 2 mai 2008

Non au FN à Nanterre !

Diam's - Marine
Vidéo envoyée par mikywillis

Les Nanterriens se mobilisent contre le nouveau siège du FN

Après avoir mis en vente son siège de Saint-Cloud, le FN a annoncé qu’il déménagerait à Nanterre. La mairie communiste de la ville tente d’empêcher le parti d’extrême-droite de s’installer.

La rumeur est devenue réalité. Depuis quelques temps déjà, la presse annonçait que le FN allait s’installer à Nanterre. Vendredi, Jean-Marie Le Pen a confirmé cette intention qui devrait être effective vers mai.

Pour les communistes de Nanterre, cette annonce est une « provocation ». Pour éviter ce scénario catastrophe, le maire tente d’empêcher l’atterrissage du Front national. Patrick Jarry a ainsi écrit aux forces démocratiques de la ville, associations et syndicats, pour leur proposer « de se réunir et de réfléchir ensemble à une solution pour empêcher la venue du FN ». Le maire de la commune des Hauts-de-Seine a même adressé une lettre au Préfet pour lui faire part de son opposition. M. Jarry écrit qu’il mettra en œuvre tous les moyens légaux et politiques pour réagir à « cette agression ».

Le lieu choisi à Nanterre serait un immeuble de 1.800 m², situé rue des Suisses non loin de la place de Boule et à 600 mètres à peine du siège local du PCF, un nœud de circulation très fréquenté à Nanterre. Ce choix reste pour le moins étonnant. En effet, le FN ne compte pas le moindre élu au conseil municipal et ne dispose d’aucun ancrage électoral.