Depuis les années 1980, le taux de chômage des 15-24 ans oscille entre 15 % et 23 %, pour dépassé les 20 % fin 2008 (20,4 % selon l’INSEE). Cette remontée du chômage des jeunes est deux fois plus rapide que pour les autres salariés. Il est donc logique et urgent que le gouvernement agisse… mais avec les bons outils !
Le 24 avril, Nicolas Sarkozy a présenté les grandes lignes de son plan pour l’emploi des jeunes, un plan de 1,3 milliard d’euros.
L’effet d’annonces est réussi, mais le contenu est décevant. Encore des cadeaux aux entreprises : exonération de charges sociales pour le recrutement d’un apprenti, prime de 1 800 euros pour celles de moins de 50 salariés qui embaucheront un jeune en apprentissage, prime de 3000 euros aux entreprises qui convertissent un stage en CDI,…
Mais pourquoi vouloir dédommager les entreprises pour accepter la jeunesse ? Nicolas Sarkozy semble avoir choisi la politique de la carotte, plutôt que celle du bâton pour convaincre les entrepreneurs.
La priorité n’a finalement ni été donnée aux 150 000 jeunes qui quittent chaque année le système éducatif sans qualification, ni aux 21% des jeunes français touchés par le chômage.
La question de l’orientation scolaire, de l’information, est un outil qui doit être développé et réfléchit.
Et les jeunes au chômage ne doivent pas être démunis. Le RSA ne concerne pas les jeunes entre 18 et 25 ans. Il faudrait donc concevoir un dispositif spécifique adapté à cette tranche d’âge, avec une dynamique renforcée d’accès ou de retour à l’emploi.
A Salah Hamouri
Il y a 4 jours


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