jeudi 26 février 2009

Communiqué de la Fédération

Urgence pour la convergence de la gauche de transformation sociale en juin 2009

Alors que des mobilisations fortes sont en cours (Guadeloupe, Martinique, monde universitaire, 19 mars…) et que leur prolongement dans les urnes constitue un enjeu majeur pour la construction d’une alternative sociale et écologique, le risque d’échec d’une convergence unitaire à l’occasion des élections européennes de juin 2009 se dessine. Il est urgent de réagir !

La Fédération a souligné, lors de sa rencontre avec le NPA, le 18 février, qu’aucun préalable ne devrait empêcher l’unité de la gauche de transformation sociale.

La demande de rencontre qu’elle a adressée au PCF et au PG le 10 février dernier n’a eu à ce jour aucune réponse.
La Fédération souligne la responsabilité de chacun pour enclencher une dynamique unitaire capable de prolonger le Non de gauche au TCE, de développer la lutte contre le Traité de Lisbonne et de porter ensemble des exigences anticapitalistes et écologiques en faveur d’une autre Europe.

Elle se fait l’écho de l’exigence unitaire qui s’exprime dans toutes les sphères de la gauche de transformation sociale et du risque de la décevoir.

La Fédération propose de concrétiser maintenant une démarche la plus large et la plus ouverte possible. Elle propose au NPA, au PCF et au PG la tenue rapide d’une rencontre pour créer les conditions d’une telle dynamique politique.

Journée d'action le 19 mars !

Appel intersyndical à une journée d’action interpro. le 19 mars : Communiqué commun des organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA

L’intervention télévisée du Président de la République a été marquée par la force de la mobilisation du 29 janvier. Cependant les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA considèrent que les réponses apportées jusqu’à présent restent loin des attentes et des exigences portées par la mobilisation du 29 janvier et leur déclaration intersyndicale du 5 janvier.

L’annonce d’une réunion des partenaires sociaux le 18 février avec la formulation d’un certain nombre de pistes constitue un élément important. Mais malgré un changement de ton le Président de la république maintient pour l’essentiel ses orientations en matière de politique économique et sociale.

Les organisations syndicales attendent de la réunion du 18 février que le gouvernement apporte des réponses concrètes et engage les discussions nécessaires à l’ensemble des revendications de la déclaration intersyndicale. Elles attendent également que le patronat prenne ses responsabilités.

C’est pourquoi les organisations syndicales estiment indispensable de maintenir la pression dans l’unité d’action. Elles appellent à poursuivre les actions engagées dans les secteurs professionnels et les entreprises et à prendre toutes les initiatives pour construire les mobilisations nécessaires.

Elles décident d’une nouvelle journée d’action interprofessionnelle le 19 mars. Elles se retrouveront le 23 février pour évaluer les résultats de la réunion du 18 février et préciser le sens, le contenu et les modalités de cette journée sur la base de leur déclaration intersyndicale du 5 janvier :

- Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique.
- Améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités dans les politiques salariales.
- Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat.
- Préserver et améliorer les garanties collectives.
- Réglementer la sphère financière internationale.

samedi 21 février 2009

Coup de coeur...

[3D Animation] OKTAPODI - Nominé aux OSCARS
Vidéo envoyée par Goodspeech

Court métrage animé "Oktapodi" de l'école des Gobelins, nominé aux Oscars.

vendredi 20 février 2009

Manifestation Samedi 15 Mars A 14h30 Place de la république

Pas d’expulsions, des relogements !!
Un logement pour tous et toutes
Pas touche au Livret A, ni au logement social !!


A l’appel de : AC !, AC le feu, ACDL, AFVS, ATMF, ATTAC, Autre monde, Bagagérue, CAL, CDSL, CGT Finance, CGT Paris, CGT UD 95 (Val d’Ois)e, Collectif logement 14e, Collectif logement 3e, Coord. Anti-démol. des quartier pop. HLM, COPAF, CSP 19e, DAL, Droits Devant !, FSU, Jeudi Noir, IPAM, Intersyndicale du secteur financier Public et semi Public, La Générale, Ligue des droit de l’Homme, Marche euro contre le chômage, MIB, Ministère de la CRISE du logement, MNCP, No-Vox, Solidaires … Avec le soutien de : CNL, AL….

À partir du 15 mars, c’est le retour des expulsions, et cette année est plus inquiétante que jamais: plus de 120 000 ménages seront mis à la porte, en France. Jamais les loyers et l’immobilier n’ont été aussi chers, et avec des revenus faibles, modestes, et même moyens, il n’est plus possible de se loger décemment. Des projets gouvernementaux régressifs sont programmés après les élections municipales. Ils menacent le logement social et son financement, les locataires, et les sans logis.
Ça suffit !!

Pour des mesures concrètes et immédiates :

·Arrêt des expulsions sans relogement, des saisies, des coupures d’eau, d’énergie et de chauffage
·Application de la loi de réquisition sur les logements vacants et des Loi DALO et SRU
·Contre les pratiques et les projets de criminalisation des mal-logés et des sans abris
·Pas plus de 20% de ses revenus pour se loger : baisse des loyers et des charges! hausse des aides au logement social et aux locataires
·Relogement des habitants de logements indignes (saturnisme, insalubrité, indécence, surpeuplement )

Pour la défense du logement social :

·Arrêt des ventes, des démolitions arbitraires, de la dérégulation des loyers, de la remise en cause du droit au maintien dans les lieux…
· Pas touche au Livret A, ni aux autres outils de financement du logement social (Caisse des dépôts, 1% logement …),
· Réalisation massive de logements sociaux de qualité, notamment dans les villes riches …
· Développement et réhabilitation (sans hausse des loyers) du logement des travailleurs migrants, des jeunes et des étudiants .

jeudi 19 février 2009

Les Etats-unis en 3 minutes

etats-unis en 3 minutes......mdrrrrrr
Vidéo envoyée par Sbeta

Meeting du Front de gauche !


Communiqué du PCF :



Même quand ils se prétendent de gauche, il y a urgence à ne pas laisser les libéraux continuer de diriger l’Europe au profit exclusif des forces de l’argent. Pour notre peuple comme pour l’ensemble des peuples. Le Parti communiste français a appelé les forces politiques et sociales, les femmes et les hommes représentatifs des courants politiques progressistes, comme du mouvement syndical, social et associatif, dans toute leur diversité, à constituer un Front de gauche pour changer d’Europe.

Le Parti de Gauche y a répondu favorablement comme de nombreuses personnalités du monde syndical, associatif et culturel. D’autres partis de gauche ont été interpellés comme le MRC, le NPA, les Alternatifs. Nous ne pouvons pas croire que dans une situation difficile comme celle que nous traversons mais aussi avec les exigences fortes portées par le monde du travail, les intérêts particuliers prennent le pas sur l’intérêt de tous.

Ce Front de Gauche a déja tenu plusieurs meetings ayant rassemblé des milliers de personnes. Le rendez vous en Ile de France aura lieu
Dimanche 8 mars à 14h30
au Zenith de Paris

Un autre monde...

Séguéla Sarkozy Rolex bling bling
Vidéo envoyée par inet

mardi 17 février 2009

Quel futur pour les jeunes délinquants ?

Cette pétition s’adresse …

* aux parents, grands-parents, oncles, tantes… d’enfants et d’adolescents,

* aux enseignants, médecins, professionnels de santé, psychologues, magistrats, travailleurs sociaux, avocats… ayant des liens avec des enfants et des adolescents,

* aux artisans, commerçants, chefs d’entreprises, salariés… ayant des liens avec des apprentis ou de jeunes stagiaires,

* aux élèves, apprentis, stagiaires, étudiants de plus de 18 ans,

* aux enfants âgés de plus de 12 ans (s’ils sont en âge d’être pénalement responsables, on peut légitimement penser qu’ils sont aptes à signer une pétition - après accord des parents).

Qui ne s’est pas interrogé, un jour, sur la façon de réagir face à des actes de délinquance commis par des enfants et des adolescents ?

Le législateur souhaite réformer l’ordonnance du 2 février 1945 et nous sommes tous concernés par les débats qui vont s’engager : comment apprendre à un enfant ou à un adolescent le respect de la loi pénale et le respect de l’autre ? A quels engagements sommes-nous prêts, nous les adultes, pour répondre efficacement à la délinquance des jeunes ?… qui peuvent être le fils de notre voisin, l’une de nos élèves, un jeune cousin, notre fils ou petit-fils.

Il est tout à fait légitime que la société exprime ses inquiétudes et fasse entendre ses demandes en terme de sécurité et d’attention portée aux victimes et nous acceptons certaines propositions intéressantes du rapport Varinard.

Mais nous voulons aussi témoigner et faire entendre notre expérience d’hommes et de femmes et pour beaucoup d’entre nous, notre expérience professionnelle, multiple et complémentaire, dans un domaine particulièrement complexe.

Nous voulons que nos parlementaires entendent notre volonté de citoyens d’aborder la question de la délinquance des jeunes autrement que sous le seul angle de la défiance, de l’insécurité et de l’exclusion. Nous voulons témoigner des particularités des actes de délinquance commis par des adolescents et des processus à l’oeuvre pour (ré)apprendre la loi pénale à l’âge où l’enfant et l’adolescent sont en train de construire leur personnalité .

Nous voulons témoigner que contrairement aux idées reçues, la justice apporte déjà, depuis de nombreuses années, des réponses répressives et sévères aux actes de délinquance des jeunes. Pourquoi renforcer toujours plus cette orientation alors que l’actualité ne confirme pas son efficacité ?

Nous refusons les propositions de réforme portant atteinte aux droits de l’enfant et aux engagements internationaux de la France, comme l’enfermement des enfants de 12 ans (voir responsabilité pénale, détention, conventions internationales).

Pourquoi juger les adolescents comme s’ils étaient déjà des majeurs en créant, par exemple, un tribunal correctionnel des mineurs ? Pourquoi même, dans certains cas, les soumettre à des régimes plus sévères que celui des majeurs ?

Nous refusons les propositions de réforme qui banalisent l’enfermement des enfants et des adolescents et qui donnent l’illusion qu’il suffit de punir ou de contraindre pour faire évoluer l’enfant ou l’adolescent …et ses parents.

Pourquoi appauvrir la qualité des décisions du Tribunal pour enfants en réduisant le rôle des représentants de la société civile que sont les assesseurs de ce tribunal ?

Nous refusons les propositions de réforme qui confirment le désengagement de la PJJ et de l’Etat dans la protection de l’enfance en danger et dans les mesures d’accompagnement des jeunes majeurs. Ce désengagement fait écho à celui qui se manifeste déjà en matière d’éducation, de santé, d’insertion, de logement… . Il renforce l’illusion que tout est affaire de volonté personnelle et que les difficultés peuvent se traiter indépendamment des fragilités sociales auxquelles sont confrontés certains parents et enfants.

Au-delà même de ces analyses juridiques il faut oser dénoncer l’inefficacité de ces propositions de réforme pour endiguer la récidive. Elles s’appuient sur l’automaticité et l’escalade dans les réponses et ne prennent pas assez en compte l’évolution de l’adolescent qui peut alterner périodes de crise et d’apaisement. Nous proposons des juridictions de la jeunesse, véritablement spécialisées et respectueuses des seuils de maturité que les enfants et les adolescents franchissent progressivement. Nous proposons que la procédure permette d’alterner avec souplesse les mesures d’éducation et de répression, en cohérence avec le parcours de l’adolescent.

Il faut oser dénoncer le « tout pénal » comme seule réponse politique aux violences individuelles ou collectives des jeunes et refuser le dénigrement du travail de lien que tissent, sur le terrain, les citoyens, les élus, les bénévoles et les professionnels qui sont au contact des enfants et des adolescents en grandes difficultés. Nous proposons de réhabiliter le travail associatif, social, éducatif et thérapeutique, comme corollaire fondamental de l’intervention judiciaire.

Il faut oser dénoncer les sommes qui sont consacrées à l’enfermement des enfants et des adolescents au détriment des mesures de prévention et d’accompagnement éducatif. Nous proposons de les employer à développer les réponses sociales, éducatives et thérapeutiques aujourd’hui menacées, à soutenir l’aide aux familles, à permettre l’accès aux soins des enfants et adolescents en difficultés et à favoriser les réponses innovantes dans tous ces domaines.

Il faut oser dénoncer l’absurdité du « découpage » de l’enfant ou de l’adolescent en mauvais élève, enfant malade, enfant en danger, mineur délinquant … et le cloisonnement insidieux des services de l’Education Nationale, des Conseils Généraux, de la Santé et de la Justice, tout comme le projet, parfois évoqué, de créer un juge des enfants pour les enfants en danger et un autre pour les délinquants. Nous proposons de favoriser le travail en réseau des professionnels et des services pour que l’enfant ou l’adolescent en grandes difficultés soit considéré comme un sujet, digne de la mobilisation des adultes et de la société.

Nous voulons contribuer au débat démocratique qui va s’engager au Parlement pour réformer l’ordonnance du 2 février 1945.

Nous lançons cet appel pour que nos parlementaires prennent en compte nos inquiétudes, nos analyses et nos propositions lors de l’adoption de cette réforme qui engagera notre société sur la façon dont elle veut traiter sa jeunesse.

Pour signer la pétition cliquez ici !

lundi 16 février 2009

Soutien aux travailleurs de Guadeloupe, Martinique, Guyane et de la Réunion

Depuis plus de trois semaines, les travailleurs de Guadeloupe sont en grève générale unitaire et illimitée. Depuis, la grève générale s'étend à la Martinique, à la Guyane et à la Réunion. Ils se battent contre la vie chère, les bas salaires, les licenciements et le chômage, pour leur dignité.

Leur combat est le nôtre, il est exemplaire.

Après le succès des grandes mobilisations du 29 janvier et avant celle du 19 mars, nous devons apporter toute notre solidarité aux Guadeloupéens, Martiniquais, Guyanais et Réunionnais qui proclament avec la même force que ce n'est pas au peuple de payer la crise !

Le combat des salariés de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane et de la Réunion est le nôtre.

Tous ensemble, Solidarité ! Toutes et tous, lundi 16 février dans la rue à 18h, place de Clichy

Appel signé par : Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolo, Alternative Libertaire (AL), Association des Communistes Unitaires, Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une alternative au libéralisme (CNCU), La Fédération, Les Alternatifs, Lutte Ouvrière (LO), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de Gauche (PG)

mercredi 11 février 2009

«Non à l'université bling-bling»

«Non à l'université bling-bling»
Vidéo envoyée par liberation

Florilège de slogans et de banderoles, vus mardi dans la manifestation parisienne des enseignants-chercheurs et des étudiants.

Hihaaa !

lundi 9 février 2009

Sarkozy et l'argent


Sources : canard enchainé et Politique.net

On se souvient de l'augmentation du salaire présidentiel que s'était généreusement accordé Nicolas Sarkozy. Elle se justifiait par une volonté de "plus de transparence". Du moins avait-il osé le prétendre - mais n'est-il pas celui-qui-ose-tout ? La bonne blague ! En fait de transparence, on a d'abord eu droit à la valse des chiffres : la majorité a commencé par évoquer 140% d'augmentation, avant de corriger à 172, jusqu'à ce qu'on s'aperçoive, grâce aux calculs précis de certains députés de l'opposition, que l'augmentation était en réalité de 206 % ! Le Président lui-même, pris la main dans le sac, en flagrant délit d'enrichissement personnel non justifié- il est déjà logé, blanchi et nourri dans le luxe inouï de notre monarchie républicaine -, avait tenté de noyer le poisson. De son explication embrouillée ressortait que Jacques Chirac, en plus de son salaire de Président, touchait un complément en retraites variées, pour lesquelles il avait cotisé durant sa carrière politique. Et que les Français ne le savaient pas et qu'il fallait désormais que tout se sache. On ne voit pas du tout la pertinence de l'argument mais passons. Ce qu'avait oublié de nous dire Sarko-la-transparence à ce moment-là, c'est que lui-même, depuis mars et jusqu'à maintenant, avait demandé - et évidemment obtenu - de continuer à percevoir son... salaire de ministre de l'Intérieur !

La bombe explose dans le Canard enchaîné. Explication : pour permettre à un ministre de retrouver un emploi, le versement de son salaire est en effet maintenu durant 6 mois, c'est la règle. Sarkozy ayant démissionné en mars, il aurait dû cesser de le toucher au 1er octobre, à condition de ne pas avoir trouvé le moindre boulot depuis le mois de mars, or il est président de l'U.M.P. et touche donc un maximum de ce côté là ! ! ! Or il a demandé à ce que cette rémunération de ministre de l'Intérieur, soit prolongée jusqu'au 1er janvier 2008, jour d'entrée en vigueur de son augmentation officielle de 206%. Au nom de quelle justification ? Peut-être faut-il chercher du côté de Pierre Lellouche, inénarrable conseiller de Sarkozy, qui trouvait anormal que le Président soit payé comme "un petit cadre moyen". Vous en connaissez beaucoup, des petits cadres moyens à 7.500 euros nets (d'argent de poche) ? La droite qui voudrait réconcilier les Français avec l'argent n'a aucune idée de la réalité du pays, aveuglée par son fol appât du gain: nouvelle illustration après celle donnée par Jean-François Copé, alors ministre du budget, pour qui les classes moyennes émargeaient à 4000 euros nets par mois ! Le même Copé qui cumule avec ses rémunérations d'élus un salaire d'avocat dans un cabinet d'affaires...

Pour revenir enfin au sujet, en résumé, Nicolas Sarkozy, l'homme qui reprochait à son prédécesseur de toucher en catimini ses retraites en plus de son salaire de Président, a touché du 6 mai 2007, jour de son élection, au le 31 décembre 2007, 11 500 euros au lieu des 7 500 euros prévus. Ajoutons qu'il ne s'agit pas de divagations de la part du palmipède puisque l'Élysée a... confirmé l'information ! "Ensemble, tout devient possible" : là-dessus au moins, Sarkozy ne mentait pas.

samedi 7 février 2009

Jeu de loi

Jeu de loi (la Chanson du Dimanche S04E03)
Vidéo envoyée par lachansondudimanche

La chanson du dimache contre la politique du chiffre ! 30 000 expulsions, c'est la honte !

7 février : Mobilisations dans toute la France CONTRE L’ENFERMEMENT DES ÉTRANGERS

Partout en Europe et de plus en plus souvent aux frontières de l’Europe, une logique concentrationnaire se développe pour empêcher ou freiner la circulation de ceux des migrants qui viennent chercher sur ce continent un refuge ou un avenir meilleur : les moyens pour prendre en charge ces migrants, parmi lesquels figurent de nombreuses familles avec enfants, et leur venir en aide sont diminués ou supprimés ; dans les zones d’attente, les quelques centaines de mineurs qui arrivent chaque année sont traités avec la même dureté que les adultes…

L’adoption de la « Directive de la honte » le 18 juin 2008 fait craindre que la logique d’harmonisation par le bas qui est trop souvent celle de l’Union européenne aboutisse partout à l’allongement des temps de rétention et à l’amoindrissement des possibilités de recours.

En France le ministère de l’immigration se glorifie d’avoir arraché à leur vie dans ce pays près de 30 000 étrangers pour les reconduire aux frontières de la métropole et autant aux frontières de l'Outre-mer (principalement de Mayotte et de la Guyane). Il ne cesse de construire de nouvelles « prisons pour étrangers », dont certaines prévoient l’accueil des mères de famille et de leurs enfants. De fait, les enfants sont de plus en plus nombreux à passer par l’angoisse et le traumatisme de l’enfermement.

Sous prétexte de garantir l'accès à l'asile, le Règlement européen « Dublin 2 » empêche des milliers d'exilés de demander une protection dans l'UE, multipliant les « entonnoirs » et toutes sortes de camps notamment en Grèce, en Italie, en Europe orientale et dans le nord-ouest de la France, et condamnant ces exilés à des errances sans fin.

Pire, un décret fait de la défense des étrangers un marché : Il met en cause, par un appel d’offres, l’exercice des droits fondamentaux des étrangers, en réduisant de fait les possibilités d’action des associations qui assuraient jusqu’à présent l’information et la défense des retenus dans les centres de rétention, et en remettant en cause la possibilité d’un regard d’ensemble de la société civile sur ce qui se passe à l’intérieur.

Pourtant ces étrangers ont été privés du droit au séjour, arrêtés suite à un contrôle d’identité ou routier, interpellés au guichet d’une préfecture, appréhendés sur leur lieu de travail ou à leur domicile, qu’ils aient vécu un an ou quinze ans en France. Privés de liberté, séparés de leurs famille, leurs études interrompues pour les plus jeunes, ils partiront avec une valise et quelques euros en poche, séparés au mépris de toute humanité de leurs amis et relations et surtout de leurs proches qui survivront comme ils pourront…

Nous ne pouvons accepter cette logique répressive qui multiplie les atteintes aux droits que la France et l’Europe se devraient de faire respecter au nom des conventions internationales qu’elles ont ratifiées, qu’il s’agisse de la liberté d’aller et venir, du droit à la protection contre les persécutions, du droit à la vie privée et familiale, du droit à la santé ou des droit des enfants.


Nous appelons à des rassemblements et manifestations partout en France
Le samedi 7 février

RESF - UCIJ - MIGREUROP







MOBILISATION PRÉVUES

Centres de rétention

Bordeaux (33) : au Parvis des Droits de l'Homme à 14h (CRA indisponible...) NON AUX CRA ! LIBERATION DE TOUS LES RETENUS DU CRA DE BORDEAUX !
Coquelles
Cornebarieu (31) : rassemblement à Colomiers (proximité CRA) à 11h
Hendaye (64) : Conférence de presse et rassemblement devant le CRA à 14h30
Lille (59) (manif en ville)
Marseille (13) : Rassemblement devant le CRA du Canet
Metz (57) ( avec participation de Strasbourg, Nancy, Reims ) : Metz : Tous unis contre les CRA/ Rassemblement le 7.02.09
Nantes (44)
Nice (06)
Nîmes (30): Rassemblement
Rennes (35)
Rivesaltes (66)
Rouen Oissel (76) (avec la participation du Havre, d’Elbeuf, d’Evreux et d’Orléans) : Appel à rassemblement devant le CRA de OISSEl (76), samedi 07 février, 15h
Sète (34) : Journée contre les CRA

soit 14 centres en province


Paris dépôt : attention changement : Châtelet 15h Rassemblement et conférence de presse "Contre l’enfermement des étrangers et la remise en cause des droits fondamentaux en France et en Europe"
Palaiseau (91) à 12 heures Rassemblement devant la Mairie de Palaiseau, rue de Paris puis marche vers le Centre de Rétention de Palaiseau
Bobigny
pour la région parisienne

vendredi 6 février 2009

Scandaleux : Prime à la délation

Les étrangers entrés illégalement en France pourront désormais se voir délivrer un titre de séjour... s'ils dénoncent leur passeur.
Le ministre Eric Besson a annoncé mercredi sur Europe 1 qu'il signerait jeudi une circulaire par laquelle le gouvernement allait "donner aux préfets la possibilité d'accorder des titres de séjour provisoires aux clandestins victimes de filières clandestines qui décideraient de les dénoncer". «Mettez-vous à la place de ces immigrés illégaux, explique le ministre, ils sont aujourd'hui dans un statut qui ne leur permet pas de dénoncer leurs tristes conditions puisque, justement, ils n'ont aucune titre de séjour. Ils peuvent avoir peur d'aller voir la police ou la gendarmerie». A qui la faute ? Nous ne sommes pas dupes, ce n’est pas par profond humanisme que ce principe est mis en place !

Tout d’abord, les régularisations ne doivent pas être faites en fonction de « considérations policières », de délation ou non, mais avec des règles transparentes résultats d’une réflexion relative aux droits des étrangers.

De plus, il est à craindre, en cas de délation d’un passeur, qu’il y ait des représailles sur les personnes appartenant à la famille restées dans les pays d’origine.

Cela n’est en rien une réponse adaptée aux situations de vie difficile des personnes en situation irrégulière, ni le résultat d’une analyse de l’immigration clandestine.

Il faut répondre aux problèmes de fond : les déséquilibres économiques mondiaux, le réchauffement climatique, les guerres… qui sont à l’origine des flux migratoires. Nous devons repenser notre politique de coopération, repenser l’ordre mondial.

Par ailleurs, le principe de délation est une atteinte à la cohésion sociale. Tous citoyens peut maintenant dénoncer son voisin (par simple connexion sur un site Internet scandaleux du gouvernement). Suspicion, méfiance,…rien de bon pour le vivre ensemble !

mercredi 4 février 2009

Pour le Planning familial




En diminuant de 42 % dans la Loi de Finances 2009 le montant affecté au conseil conjugal et familial, l’Etat programme à très court terme la suppression totale des actions d’information, d’éducation et de prévention dans les domaines de la sexualité et de la vie de couple et affective.

Par cette décision, l’Etat montre sa volonté d’abandonner les missions qui sont les siennes quant à l’accueil, l’information et la prévention concernant la contraception, la fécondité, la sexualité. Il se désengage, par là, de la préparation des jeunes à la sexualité, à leur vie de couple et à la fonction parentale. Il marque son désintérêt pour les pratiques d’accueil et de conseil, qu’elles soient mises en oeuvre lors d’activités collectives ou d’entretiens individuels.

Ces missions d’utilité publique sont donc très clairement menacées par la baisse des financements, déjà largement insuffisants, alors que la Loi Neuwirth a clairement affirmé le rôle essentiel joué par les associations aux côtés de l’Etat.
Pourtant, dans une société où les relations filles-garçons sont de plus en plus marquées par la violence, où les campagnes nationales de prévention et d’information ont besoin des relais de terrain pour être efficaces, ces missions définies par la loi, plus que jamais, sont primordiales !

450.000 personnes bénéficient chaque année des actions du Planning Familial dans ses 70 associations départementales de Métropole et des DOM. La conséquence de cette brutale démission de l’Etat est la fermeture programmée d’un grand nombre de ces lieux d’accueil individuels et collectifs.

- L’Etat doit assurer sa responsabilité nationale pour l’information, l’éducation à la sexualité, et la prévention pour toutes et tous conformément à l’article 1 de la Loi 73-639 du 11 juillet 73.
- L’Etat ne doit pas supprimer les lieux d’écoute et de parole, mais les développer.
- L’Etat ne doit pas supprimer les interventions collectives, mais les développer.
- L’Etat doit donner aux associations qui assurent ces missions, les moyens aujourd’hui nécessaires, pour le développement de leurs activités et de leurs interventions.

Tous ces acquis sont récents, ces droits sont fragiles,
Nous avons lutté pour les obtenir,
luttons ensemble pour les défendre !
Vous souhaitez soutenir Le Planning Familial, signez la pétition.